WHATEVER WORKS

Jubilatoire

Whatever Works

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Woody Allen
2009 (DVD/Blu-ray Warner Home Video)

Après un mariage et un suicide ratés, le New-yorkais Boris Yellnikoff (Larry David), ex-génie de mécanique quantique passé à deux doigts du Prix Nobel, est devenu misanthrope et hypocondriaque. Il accepte pourtant d’héberger une jeune et jolie fugueuse en détresse (Evan Rachel Wood) trouvée sur le pas de sa porte. D’abord agacé par l’ignorance de la demoiselle, il s’habitue à sa compagnie et devient peu à peu son mentor, à la manière du professeur Higgins dans My Fair Lady…

En salles en 2009, Whatever Works est indiscutablement le meilleur Woody Allen depuis Match Point, et sa meilleure comédie depuis des lustres. Après le balourd Vicky Christina Barcelona, cette exquise comédie existentielle pleine de fantaisie et de charme permet de retrouver le cinéaste en grande forme, plus spirituel, léger et grave que jamais, dans sa ville de prédilection. Woody Allen a indéniablement trouvé en Larry David (co-créateur de la série Seinfeld et auteur au Saturday Night Live) un alter ego troublant de ressemblance, et a tout aussi judicieusement misé sur Patricia Clarkson et les jeunes et séduisants Evan Rachel Wood et Henry Cavill (repéré dans Les Tudors). On s’amuse, on jubile et on en revient convaincu que le monde est totalement et follement absurde, mais que rien n’empêche d’y être heureux.

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IMAGES DU FILM "WHATEVER WORKS" DE WOODY ALLEN

Chronique rédigée pour Fnac.com en 2009

MOON

Moon 3

« Gerty, we’re not programmed. We’re people, do you understand ? »
 
 
Moon

Moon 1

Duncan Jones
2009

Dans un futur proche, les hommes ont trouvé une solution à leurs besoins énergétiques : une nouvelle source d’énergie propre, l’hélium 3, provenant du soleil, et récoltée par des machines sur la Lune. Sur la base lunaire de Sarang, Sam (Sam Rockwell) est employé par Lunar Industries pour extraire l’hélium 3. Il est le seul être humain de la base, et a pour toute compagnie l’ordinateur de bord, Gerty (voix de Kevin Spacey). Heureusement, sa mission de trois ans touche à son terme et il attend impatiemment de rejoindre sa femme et sa fille. Mais à deux semaines du retour, il commence à avoir des hallucinations, et se demande s’il n’est pas manipulé…

Moon est le premier long-métrage du jeune cinéaste indépendant britannique Duncan Jones, fils du mythique David Bowie. Sous influence 2001 : l’odyssée de l’espace et Solaris, ce film intimiste de science-fiction, intrigant et visuellement magnifique, est une réussite éclatante et révèle un cinéaste prometteur. Sorte de huis clos lunaire, Moon brouille constamment les pistes, bouleverse, et tient en haleine jusqu’à la dernière image. Sam Rockwell (Confessions d’un homme dangereux) effectue une performance troublante, et les effets visuels de ce petit film indépendant audacieux parviennent à damer le pion à tous les récents blockbusters du genre. Couvert de récompenses dans les festivals (Sundance, Tribeca, Dinard, Gérardmer…), Moon a été acclamé par la critique en 2009. Un vrai petit miracle cinématographique !
1h 37 Et avec Dominique McElligott, Kaya Scodelario, Benedict Wong, Adrienne Shaw…

BANDE-ANNONCE

Moon 2
Moon 4
Moon 5

Rédigé pour Fnac.com en 2009

STELLA de Sylvie Verheyde


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STELLA

Sylvie Verheyde
2008
Paru en salles le 12 novembre 2008

En 1977, Stella (Léora Barbara), qui vit dans un modeste café d’ouvriers aux portes de Paris, fait son entrée en sixième dans un grand collège parisien. Pour la petite fille solitaire qui a l’habitude d’être livrée à elle-même dans un monde d’adultes, ce changement d’univers n’est pas des plus aisés. De rencontres en découvertes jusqu’à la première boum, cette rentrée va changer sa vie à jamais…

Remarquée en 1997 dès son premier long-métrage, Un frère, Sylvie Verheyde signe avec Stella, son troisième, un véritable petit bijou, intelligemment mis en scène et magnifiquement photographié. Inspirée de l’enfance de la cinéaste, cette chronique adolescente bouleverse littéralement, sans mièvrerie aucune, à l’image de son héroïne butée, à la fois dure et attachante. Si, dans le rôle-titre, la jeune Léora Barbara impressionne, la distribution dans son ensemble excelle. Elle réunit  Karole Rocher et Jeannick Gravelines (deux fidèles à la réalisatrice), Benjamin Biolay (sa prestation lui a valu une nomination pour le César 2009 du Meilleur second rôle masculin), Guillaume Depardieu, Christophe Bourseiller, Johan Libéreau, Thierry Neuvic, Valérie Stroh… Ni clinquante, ni pompeuse, la reconstitution des seventies françaises a des accents de vérité confondants, que soulignent les tubes de variété égrenées par le juke-box du café familial. Difficile de ne pas succomber au charme de ce film naturaliste et mélancolique, qui s’achève en beauté sur une chanson interprétée par Sylvie Verheyde. A voir absolument !
1h 13 Et avec Melissa Rodrigues, Miguel Benasayag, Anne Benoît, William Wayolle…

Rédigé pour Fnac.com en mai 2009