Dans la lignée de Gangs of London, This City Is Ours explore les luttes de pouvoir au sein d’une famille mafieuse, cette fois dans le décor de Liverpool. Accents à couper au couteau, acteurs impeccables, vues de la ville d’hier et d’aujourd’hui, cette palpitante série en huit épisodes a fait un carton Outre-Manche, où elle a été surnommée « Les Soprano de Liverpool ». La saison 2 arrive, on est prêt !
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« Do you understand the shit we’re in ? »
LA VILLE NOUS APPARTIENT
(This City Is Ours : A Crime Family Saga) – Saison 1

Série britannique créée par Stephen Butchard
Première saison diffusée pour la première fois sur BBC One en mars 2025
Disponible sur Canal+ depuis juin 2026
À Liverpool, Ronnie Phelan (Sean Bean) est un chef de clan respecté, spécialisé dans l’importation de cocaïne colombienne. Mais il vieillit et aimerait passer la main à Michael Kavanagh (James Nelson-Joyce), son bras droit depuis des années. Ce dernier, qui gère efficacement les affaires, n’attend que ça. Cette promotion lui permettra de s’éloigner du terrain et d’épouser Diana, sa petite amie dont il est très amoureux. Mais Jaimie, le fils biologique de Ronnie, une petite frappe pétrie de rancœurs, n’a aucunement l’intention de s’effacer au profit de Michael…
On doit ce petit bijou british à Stephen Butchard, qui est aussi le créateur de la série médiévale – et excellente – The Last Kingdom (2015-2022). C’est le décor de Liverpool qui lui a inspiré cette histoire criminelle aux atours de drame familial (comme dans Les Soprano). Si l’intrigue revêt un aspect très classique, l’authenticité des comédiens et l’environnement naturel confèrent au show une saveur particulière. This City Is Ours révèle notamment un acteur très singulier : James Nelson-Joyce. Mâchoires serrées, regard acéré, il excelle dans la peau de Michael, le fils spirituel, personnage déterminé, ambigu, charismatique et attachant. La distribution est dans son ensemble d’une justesse confondante, et la présence de Sean Bean a des allures d’impatronisation. Les goûts rétro de Ronnie en matière de chansons rejaillissent sur l’ambiance musicale de la série, offrant un vrai contre-pied à la noirceur de l’intrigue. Les fifties sont à la fête grâce à Bobby Darin, Dean Martin, Tony Bennett, Matt Monroe, et la préférée du patriarche (chorégraphie à l’appui) : « The House of Bamboo » par Andy Williams. Pas de surenchère de violence à la Gangs Of London ici, mais de la radicalité et une tension psychologique soutenue, qui gagne en intensité au fil des épisodes. L’atmosphère de la dernière séquence est à ce titre irrespirable. Deux nominations aux BAFTA Awards ont salué la qualité de cette première saison et la deuxième s’apprête à débouler sur le petit écran britannique. À suivre donc.
8 épisodes. Et avec Hannah Onslow, Jack McMullen, Mike Noble, Bobby Schofield, Julie Graham, Laura Aikman, Saoirse-Monica Jackson, Shane Walker…
À ne pas confondre avec We Own This City, série policière américaine des créateurs de The Wire, que l’on trouve parfois au Québec et en France sous le titre La ville nous appartient.


























