RAISON ET SENTIMENTS

Trois décennies après la magnifique adaptation par Ang Lee, le classique de Jane Austen est de retour sur grand écran sous la direction de Georgia Oakley. Plus organique, plus naturaliste, ce nouveau cru bénéficie d’une brochette d’acteurs charismatiques. Mais malgré moult qualités et la belle présence de Daisy Edgar-Jones, formidable Elinor, il ne surpasse pas son prédécesseur.

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« C’est illusoire de croire que le bonheur d’une personne dépend entièrement d’une autre. »
Elinor

 

RAISON ET SENTIMENTS (Sense And Sensibility)

Georgia Oakley
2026
Dans les salles françaises depuis le 23 septembre

Dans le Sussex, à la fin du 18e siècle… À la mort soudaine de leur père, les trois sœurs Dashwood et leur mère sont dépossédées de leur maison ; l’héritage revient de droit à leur demi-frère, John Dashwood (Tom Brooke), né d’un précédent mariage. Celui-ci, poussé par son épouse avare (Stacy Martin, garce à souhait…) a renié la promesse faite à son père au crépuscule de sa vie, et n’a consenti à verser à ses sœurs et sa belle-mère qu’une rente dérisoire. Tandis que la nouvelle maîtresse de maison investit le domaine familial, Mrs Dashwood et ses filles, désormais dans une condition précaire, doivent se contenter d’un cottage plus modeste dans le Devonshire, à des miles de là. Alors qu’elles s’adaptent courageusement à cette vie plus humble, Elinor la sage (Daisy Edgar Jones) et Marianne l’exaltée (Esmé Creed-Miles) vont connaître les premiers tourments de l’amour…

Publié en 1811, Raison et sentiments, premier roman de Jane Austen, s’intitulait à l’origine Elinor et Marianne. C’est dire si l’écrivaine plaçait la relation entre les deux sœurs au centre du récit. C’est aussi le parti pris de la jeune réalisatrice britannique Georgia Oakley, remarquée en 2022 pour son premier et précédent long-métrage, Blue Jean. Différence notable, le film d’Ang Lee, dont Emma Thompson avait signé l’adaptation (qui lui avait valu l’Oscar en 1996), s’attachait à mettre en exergue les diktats de la société patriarcale de l’époque géorgienne, et les conséquences sur la gent féminine. Moins politique et satirique, ce nouveau cru insiste sur l’opposition de caractère des deux héroïnes. On perd en subtilité (et en ironie truculente, pourtant la signature d’Austen…) mais on gagne en souffle romanesque. Exit les chignons serrés, les robes ajustées et les intérieurs impeccables. Ici, les cheveux sont libres et l’apparence plutôt bohème. On s’étonne à peine de croiser un acteur non-binaire et androgyne — Eliot Sumner, enfant de Sting et Trudie Styler — dans le rôle du sarcastique M. Palmer. Infidélité au roman, Barton Cottage est situé ici au bord de la mer, ce qui accentue le côté sauvage du paysage, que la photo splendide du chef-opérateur français Arnaud Potier met en valeur. Et donc, dans la forme, ce Raison et sentiments a davantage de similitudes avec l’épatante adaptation de 2005 d’Orgueil et préjugés signée Joe Wright (et avec la divine Keira Knightley). Les producteurs sont d’ailleurs les mêmes (Tim Bevan et Eric Fellner).

 En revanche, la distribution de ce nouveau cru n’a pas à rougir de la comparaison avec celle de son prédécesseur. La jolie et expressive Daisy Edgar-Jones, comédienne britannique révélée par la série Normal People et La Guerre des mondes, fait une Elinor idéale. Sa compatriote Esmé Creed-Miles, vue récemment dans The Chronology Of Waterde Kristen Stewart, campe une Marianne fougueuse et excessive, un personnage moderne en phase avec les jeunes d’aujourd’hui. La juvénile Margaret est interprétée par Bodhi Rae Breathnach — partenaire de Jason Statham dans Shelter —, une star en devenir. George MacKay succède brillamment à Hugh Grant – en 1995, il était un Edward Ferrars (exagérément) timide et bredouillant en société – et son alchimie avec Daisy Edgar-Jones est un des atouts du film.

Contrairement à la récente et très audacieuse adaptation des Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë par Emerald Fennell, la relecture de ce Raison et sentiments, à la fois décorsetée et classique, devrait ravir les fervents amateurs de l’œuvre de Jane Austen, tout autant que les néophytes, amoureux de comédies romantiques. Deux siècles après la mort de cette figure littéraire iconique, féministe avant l’heure, son œuvre jouit d’une popularité d’une ampleur exceptionnelle. Cerise sur le gâteau, une nouvelle adaptation d’Orgueil et préjugés, en série cette fois, arrivera bientôt sur Netflix. Elizabeth Bennet et Darcy seront interprétés par Emma Corrin et Jack Lowden. On en trépigne par avance.
2 h 12 Et avec Caitríona Balfe, Herbert Nordrum, Frank Dillane, Fiona Shaw, James Carcaterra, Bethany Slater, Chloe Pirrie, Ceara Coveney…

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En 1995, dans Raison et sentiments, de Ang Lee, c’était eux…

Emma Thompson, Hugh Grant, Kate Winslet, Greg Wise

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On salue également le beau travail de la BBC en 2008 sur la mini-série dont Andrew Davies a signé l’adaptation. Y brillaient entre autres Hattie Morahan, Charity Wakefield, Lucy Boyton, Dominic Cooper, David Morrissey et Dan Stevens. 

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Articles connexes :

WESTERN FOREVER 2 : Le Train sifflera trois fois/Règlement de comptes à O.K. Corral

Deux westerns mythiques loin d’être conventionnels sont parus cet été en versions magnifiquement restaurées (4K Ultra-HD) chez Sidonis Calysta. Ici, pas d’Indiens, pas de cavalerie qui rapplique, mais des explorations de la nature humaine, dans ce qu’elle a de meilleur et de pire.

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« I’ve got to, that’s the whole thing. »

  

LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS (High Noon)

Fred Zinnemann
1952
Combo 4K Ultra-HD Blu-ray paru chez Sidonis Calysta le 7 juillet 2026 dans la collection Westerns de légende

 

Le jour de son mariage avec la jolie Amy (Grace Kelly), Will Kane (Gary Cooper), shérif apprécié d’Hadleyville, décide d’abandonner ses fonctions et de partir avec sa jeune épouse quaker, afin de mener une vie plus paisible. Mais, ce même jour, il apprend l’arrivée imminente en ville du bandit Frank Miller, qu’il avait fait incarcérer cinq ans plus tôt, tout juste relâché. Par ses complices, Miller a fait savoir qu’il comptait revenir se venger. Refusant de céder aux supplications d’Amy, Kane décide d’accomplir son devoir et d’affronter les tueurs, même si aucun habitant ne semble vouloir l’aider…

Rarement western n’aura été aussi primé que Le Train sifflera trois fois, récompensé par quatre Oscars en 1953 — pour la performance magistrale de Gary Cooper, le montage, la musique de Dimitri Tiomkin et sa fameuse chanson interprétée par Tex Ritter « Do Not Forsake Me, Oh My Darling » sur des paroles de Ned Washington et traduite en français par « Si toi aussi tu m’abandonnes ». Pourtant ce splendide western en noir et blanc de Fred Zinnemann, au budget modeste et dont l’intrigue se déroule en temps réel, suscite toujours beaucoup de controverses. Il est inspiré d’une nouvelle de John W. Cunningham (The Tin Star), très librement adaptée par Carl Foreman, scénariste des futurs Le Pont de la rivière Kwaï et des Canons de Navarone. Au moment du tournage, Foreman, homme de gauche, était visé par la Commission des Activités Antiaméricaines (pour ne pas dénoncer ses amis, il sera contraint de s’exiler à Londres). Véritable producteur du film (même si Stanley Kramer s’en est adjugé la paternité), il a conçu Le Train sifflera trois fois comme une parabole de l’Amérique au temps du maccarthysme.

De son propre aveu, Foreman s’est identifié au shérif Kane, seul contre tous, qui reste « droit dans ses bottes » tandis que, par peur des représailles, ses amis lui tournent le dos. Gary Cooper, parfaite incarnation du héros américain, s’était porté volontaire pour camper cet homme intègre, courageux, peu à peu gagné par l’amertume. À ses côtés, la débutante Grace Kelly héritait du rôle ingrat de l’épouse déloyale (elle a ses raisons… ), laissant Katy Jurado briller en aventurière au grand cœur, soutien indéfectible de Kane et féministe avant l’heure. Western atypique voire révolutionnaire, aussi moral que politique, et tourné en grande partie en studio, High Noon se distingue aussi par sa photo, signée Floyd Crosby (père du chanteur et musicien David Crosby), son atmosphère irrespirable, et ses plans truffés de symboles, dont aucun n’est laissé au hasard. L’ouverture d’Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, sera d’ailleurs une référence directe à High Noon — le chef des tueurs, campé par Henry Fonda, se nomme également Frank. Mais à la sortie du film de Zinnemann aux États-Unis, beaucoup, dont John Wayne et Howard Hawks, s’offusqueront de cette vision de l’Amérique lâche, froussarde, et de l’image donnée par ce shérif qui quémande de l’aide. S’estimant trahis, ils répliqueront en 1959 avec le fameux Rio Bravo.
1 h 25 Et avec Thomas Mitchell, Otto Kruger, Lon Chaney Jr., Harry Morgan, Lee Van Cleef, Robert J. Wilke

 

LE BLU-RAY

Grâce au tout nouveau master 4K, l’image proposée par cette édition Blu-ray est de toute beauté. Le noir et blanc est parfaitement contrasté, et la lumière, éblouissante. Le son, bien que mono, est clair et harmonieux, notamment en version originale.

L’édition réunit les mêmes très bons suppléments que le Blu-ray Collector de 2020, auxquels s’ajoute un documentaire de 50 minutes sur le légendaire Gary Cooper. On y retrouve donc l’interview du passionné (et passionnant) Bertrand Tavernier, qui remet les pendules à l’heure en mettant en exergue l’importance de la contribution du scénariste Carl Foreman, trop souvent minimisée au profit de celle de Stanley Kramer. Tavernier, qui a recueilli les propos des uns et des autres au cours de sa carrière de critique, sait de quoi il parle, et l’histoire du tournage est un véritable roman. Il évoque notamment, et de manière truculente, l’attitude peu glorieuse de John Wayne, qui avait conspué le film, mais s’était proposé pour venir chercher sur scène l’Oscar de Gary Cooper, retenu sur un tournage (l’extrait de la cérémonie figure au menu des suppléments).

 Le tout aussi érudit Patrick Brion y va également de son expertise. Dans un reportage, on peut entendre Bill Clinton comparer la solitude du shérif Kane à celle d’un président. Un autre making of, réalisé en 1992 et présenté par le critique Leonard Maltin, est ponctué d’interventions de Lloyd Bridges, Fred Zinnemann, Stanley Kramer ou encore de David Crosby. Un focus sur la musique est également au programme.

« C’est l’histoire d’un homme aux abois qui demande de l’aide, et personne ne vient à son secours. Chacun a de bonnes raisons pour ne rien faire. Et ça arrive tous les jours. Ça ne change pas. L’histoire se répète continuellement. » Fred Zinnemann

 

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« All gunfighters are lonely. They live in fear. They die without a dime, a woman or a friend. »

 

RÈGLEMENT DE COMPTES À O.K. CORRAL (Gunfight At The O.K. Corral)

John Sturges
1957
Édition Collector 4K Ultra-HD Blu-ray parue chez Sidonis Calysta le 19 juin 2026 dans la collection Westerns de légende

 

À la recherche du renégat Ike Clanton, Wyatt Earp (Burt Lancaster), shérif de Dodge City, débarque dans la petite ville de Fort Griffin, sous l’autorité de son ami Cotton Wilson. Il découvre avec dépit que celui-ci, un peu usé, l’a laissé s’échapper. Earp tente alors de glaner des renseignements auprès de Doc Holliday (Kirk Douglas), joueur de poker doué de la gâchette, qui l’envoie promener. Pourtant, ces deux hommes que tout oppose vont être amenés à s’entraider et, entre eux, va naître une véritable amitié…

Ce western immensément populaire à sa sortie reconstitue un événement réel survenu en 1881 dans la ville de Tombstone, en Arizona : une fusillade mortelle considérée comme l’une des plus célèbres de la conquête de l’Ouest. Elle implique deux des plus fameuses figures de l’époque, le shérif Wyatt Earp et Doc Holliday, joueur de poker, autrefois dentiste (d’où le « Doc »). La confrontation avait déjà inspiré plusieurs films, dont deux particulièrement réussis : L’Aigle des frontières (Frontier Marshal), réalisé par Allan Dwan en 1939, avec Randolph Scott et Cesar Romero, et La Poursuite infernale (My Darling Clementine) signé John Ford en 1946, avec Henry Fonda et Victor Mature. Une décennie après, à la faveur d’un article dans un journal, le puissant producteur Hal B. Wallis entreprend de revenir sur cette histoire légendaire. Il sollicite pour le scénario l’écrivain Leon Uris, confie la mise en scène à John Sturges, futur réalisateur du Dernier train de Gun Hill et des Sept Mercenaires, qui vient d’obtenir un joli succès avec Un homme est passé (Bad Day At Black Rock), et engage Kirk Douglas, emballé par l’idée de jouer Doc Holliday. C’est à la demande de ce dernier que Burt Lancaster va endosser le costume de Wyatt Earp.

À l’écran, le tandem de ces deux stars à la notoriété et à la prestance égales est fascinant. Car contre toute attente, le shérif rigide et incorruptible et le joueur de poker tuberculeux, alcoolique, autodestructeur et sarcastique, animés par une admiration et un respect réciproques, vont peu à peu déteindre l’un sur l’autre. Dans ce contexte, les personnages féminins qui les entourent — incarnés par la rousse Rhonda Fleming, et surtout Jo Van Fleet, dans un numéro sensationnel de femme amoureuse bafouée – décidés à être davantage que de simples faire-valoir, ont du mérite. Parmi les truands, on reconnaît John Ireland, Lee Van Cleef et le jeune Dennis Hopper, déjà épatant. Certes, la vérité historique est un peu ébranlée (la vraie fusillade ayant duré trente secondes, contre cinq minutes ici), mais ce western lyrique, un brin théâtral et intensément dramatique a séduit les aficionados (du genre) et les néophytes. L’excellence des acteurs, la beauté des plans, des décors et de la photo signée Charles Lang — les couleurs flamboyantes sont inspirées des tableaux de Remington — ont contribué à faire de ce film un classique. Et comme pour Le Train sifflera trois fois, Dimitri Tiomkin est responsable de la musique et du thème, la chanson Gunfight At The O.K. Corral, interprétée par Frankie Laine, sur des paroles, une fois encore, de Ned Washington… « Boot Hill, Boot Hill, so cold, so still… »
2 h 02 Et avec Lyle Bettger, Earl Holliman, Frank Faylen, Ted de Corsia…

 

 

LE BLU-RAY

Cette nouvelle restauration présente une image somptueuse, précise, aux couleurs vibrantes. Le son en 5.1 est lui aussi à la hauteur des attentes.

Côté suppléments, on est un peu déçu de ne trouver qu’une présentation, intéressante par ailleurs, de l’historien du cinéma Noël Simsolo (19 minutes). Il mentionne l’admiration des cinéastes du western italien pour ce film très adulte, véritable « théâtre de la cruauté », et balaie la théorie de l’homosexualité latente entre les protagonistes. Également au programme, un documentaire diffusé en 1972 à la télévision américaine et présenté par l’acteur Lorne Greene (Bonanza) retraçant l’histoire de la fusillade la plus célèbre de l’Ouest. Enfin, le digipak est enrichi d’un livret de 52 pages signé du monteur Jean-François Giré, spécialiste du western italien.

LUCKY la série

Anya Taylor-Joy joue une fois encore les badass et brille dans cette course-poursuite échevelée aux accents néowestern. On ne tient peut-être pas la série du siècle, mais sans aucun doute celle de l’été.

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« Aussi dangereuse qu’elle soit, chaque personne a un rythme. Tu apprends à en jouer, tu peux la faire danser. »

  

LUCKY

2026
Mini-série créée par Jonathan Tropper
Disponible sur Apple TV depuis le 15 juillet 2026

Luciana Armstrong, dite « Lucky » (Anya Taylor-Joy) est une arnaqueuse de première. Elle a été entraînée depuis sa tendre enfance par son père (Timothy Olyphant) qui croupit aujourd’hui en prison. Avec son petit ami (Drew Starkey), elle vient de voler un beau pactole à un truand. Mais Lucky porte mal son nom : après une nuit bien arrosée, elle se réveille dans sa chambre d’hôtel à Las Vegas et découvre que son amoureux s’est fait la malle avec le butin. Déjà, le FBI et les sbires du mafieux détroussé sont à sa porte…

Le générique, sur la chanson de Fiona Apple, « Horns Of A Bull », écrite spécialement pour le show, a les couleurs du Sin City de Frank Miller et Robert Rodriguez. Le ton est donné. La mini-série, créée par Jonathan Tropper – auquel on doit les excellentes Vrais voisins, faux amis et Banshee – joue constamment sur l’aspect graphique et une palette de couleurs vibrantes et saturées. Si l’intrigue, adaptée d’un roman de Marissa Stapley, ne se distingue pas par son originalité, les numéros d’acteurs sont un régal. Depuis Le Jeu de la dame, Anya Taylor-Joy épate. Ici, en badass futée et sensible (comme elle l’était déjà dans Furiosa : une saga Mad Max), elle crève à nouveau l’écran. Improbables souvent, mais qu’importe, les scènes d’action sont à couper le souffle et se succèdent à un train d’enfer. Cette cavale ne laisse aucun répit à l’héroïne, vêtue de cuir ou d’une robe à paillettes, qui ne doit sa survie qu’à son ingéniosité et son instinct. On se réjouit de la présence du séduisant Timothy Olyphant, tout en sarcasmes, truculent en père indigne, mais plein de ressources ; d’Annette Bening, vilaine mais touchante ; de Clifton Collins Jr, homme de main dévoué, et de William Fichtner, vraiment très méchant. Ces sept épisodes flamboyants se savourent comme une BD, avec même un petit zeste d’émotion. Parfois, les clichés ont du bon.
7 épisodes de 45 minutes Et avec Aunjanue Ellis-Taylor, Mo McRae, Quinn Aune, Eric Lange…