L’ ARMÉE DES MORTS (Dawn Of The Dead)

« TV says you gotta shoot them in the head.
– TV says a lot of things that aren’t true. »

 

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L’ARMÉE DES MORTS (Dawn Of The Dead)

Zack Snyder
2004
DVD et Blu-ray édités par Metropolitan

En quelques jours, la planète a été envahie par de mystérieuses hordes de morts-vivants assoiffés de sang. Dans la banlieue résidentielle d’une petite ville du Wisconsin, quelques rescapés se sont barricadés dans un centre commercial et tentent d’organiser leur survie…

De Zombie (Dawn Of The Dead), le film culte réalisé en 1978 par George A. Romero, le jeune réalisateur Zack Snyder et son scénariste James Gunn n’ont gardé vingt-six ans après que la trame principale. L’aspect politique revendiqué dans Zombie et notamment la critique de la société de surconsommation, n’est pas de mise dans cette Armée des morts qui apparaît davantage comme une série B d’action intelligente et bien troussée, plus proche d’Assaut de John Carpenter que d’un véritable film d’horreur. L’intérêt ici réside avant tout dans la manière dont les personnages acculés parviennent à gérer la situation cauchemardesque et l’imminence de la mort. Sans surenchère de gore ni d’effets spéciaux numériques, cet humble divertissement bénéficie de surcroît d’une distribution judicieuse (la comédienne underground Sarah Polley, Jake Weber, Ving Rhames, Mekhi Phifer, Michael Kelly, Kevin Zegers…) et d’un humour réellement à toute épreuve. Jubilatoire !
1h 41 Et avec Ty Burell, Lindy Booth, Jayne Eastwood…

Rédigé pour fnac.com en 2005

WALK THE LINE

James Mangold filme l’ascension du pionnier du rock Johnny Cash alias « The Man in Black », et son histoire d’amour passionnée avec June Carter. Un bijou porté par les interprétations magistrales de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon.

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« You can’t wear Black. It looks you’re going to a funeral.
– Maybe I am… »

 

WALK THE LINE

James Mangold
2005

Des années quarante à 1968, l’ascension du chanteur de country Johnny Cash, découvert par Sam Phillips en 1954, sa descente aux enfers dans la drogue et son histoire d’amour tumultueuse et passionnée avec la chanteuse June Carter…

À Hollywood, le biopic fait recette. Après l’épopée de Ray Charles filmée par Taylor Hackford, voici celle de Johnny Cash, icône de la country et du rock américain, artiste mal connu et donc sous-estimé en France. Le réalisateur James Mangold (Copland, Identity) a planché durant une décennie sur le sujet, et collaboré avec les principaux intéressés, Johnny Cash et June Carter, jusqu’à leur mort, survenue en 2003, à quatre mois d’intervalle. Plus qu’à sa musique, c’est à l’homme que le cinéaste a choisi de se consacrer. Torturé, autodestructeur, dévoré par la culpabilité depuis la mort de son frère lorsqu’il était enfant, Johnny Cash est une figure tragique et romantique par excellence. Classique dans la forme, Walk The Line joue avec les clichés pour propulser dans la légende du rock des années cinquante (l’arrivée d’Elvis Presley, Roy Orbison, Jerry Lee Lewis…), mais s’attarde plus particulièrement sur la relation intime entre « l’homme en noir » (surnom de Cash) et June Carter. Tout bonnement exceptionnels et habités par leurs personnages, Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon, qui interprètent eux-mêmes les chansons, n’ont jamais été aussi impressionnants. La comédienne a légitimement été couronnée par l’Oscar de la Meilleure actrice en 2006. Le film avait obtenu cinq nominations.
2 h 16 Et avec Ginnifer Goodwin, Robert Patrick, Dallas Roberts, Jonathan Rice, Tyler Hilton, Shelby Lynne, Dan John Miller…

UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES

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Jean-Pierre Jeunet
2004

1919… La guerre est finie et Manech (Gaspard Ulliel), le fiancé de Mathilde (Audrey Tautou), n’est pas revenu du front de la Somme. Le jeune homme aurait été condamné à mort pour mutilation volontaire et jeté en compagnie de quatre autres détenus sur le no man’s land qui séparait la tranchée française de celle de l’ennemi. Malgré les évidences, Mathilde est persuadée que Manech a survécu. Se fiant à sa petite voix intérieure, elle entreprend de remuer ciel et terre pour le retrouver…

Trois ans après Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet et le scénariste Guillaume Laurant s’attaquent à l’adaptation réputée impossible du roman homonyme de Sébastien Japrisot, Prix Interallié 1991. A travers l’enquête palpitante de Mathilde, se profile la Grande Guerre dans toute son horreur et sa barbarie, et les anecdotes racontées s’inspirent, en grande partie, de faits réels. Très fidèle à l’œuvre poignante de l’écrivain, décédé en 2003, l’épopée de Jeunet retrace cette période douloureuse de l’histoire avec un soin du détail impressionnant et le film offre de véritables morceaux de bravoure. Il est cependant dommage que la mise en scène outrageusement démonstrative (cette satanée manie d’enchaîner trop vite des séquences visuellement plus impressionnantes les unes que les autres) se fasse trop souvent au mépris de l’émotion et des personnages. Les interprètes ne déméritent pas, bien au contraire. Marion Cotillard, particulièrement touchante, et le jeune Gaspard Ulliel obtiendront chacun le César l’année suivante (Meilleur second rôle féminin et Meilleur espoir masculin). Le film remportera également les César de la photo, des décors et des costumes, et sera salué par deux nominations aux Oscars (Direction artistique et Photo).
2 h 13 Et avec Dominique Pinon, André Dussollier, Clovis Cornillac, Albert Dupontel, Jean-Pierre Darroussin, Denis Lavant, Chantal Neuwirth, Jodie Foster, Julie Depardieu…

Chronique rédigée pour fnac.com en 2005