BLOOD

Porté par un quatuor d’acteurs sensationnels dont un Paul Bettany totalement habité, ce thriller psychologique britannique aux accents shakespeariens, passé inaperçu lors de sa sortie en 2012, profite d’un Blu-ray techniquement parfait.

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« Moi, j’ai de la peine pour les types qui s’en tirent. Quand tu mens à tes amis, à ta famille, leur amour doit être une torture. Je ne souhaite à personne de s’en sortir impunément. »

 

Blood

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Nick Murphy
2012 (DVD/Blu-ray Metropolitan paru le 12 mars 2014)

Dans le skate-park d’une petite ville de l’estuaire de la Mersey, proche de Liverpool, le cadavre d’une adolescente est retrouvé transpercé de coups de couteau. Deux policiers locaux, Joe et Chrissie Fairburn (Paul Bettany et Stephen Graham), fils d’un flic autoritaire et réputé, aujourd’hui retraité et atteint de la maladie d’Alzheimer (Brian Cox), sont sur l’affaire. Joe, père d’une adolescente du même âge, est particulièrement éprouvé par ce drame. Lorsqu’un bracelet et des photos de la victime sont retrouvés chez Jason Buleigh (Ben Crompton), un homme psychologiquement instable, Joe est convaincu qu’il tient le coupable. Aussi, lorsque ses supérieurs relâchent Buleigh pour insuffisance de preuves, il voit rouge et décide de le faire avouer, en utilisant les bonnes vieilles méthodes de la famille…

Selon Nick Murphy, réalisateur issu de la télévision britannique et auteur en 2011 de l’horrifique La maison des ombres (The Awakening), Blood est une fable, une tragédie grecque. Le film est le libre remake de la mini-série Conviction, produite par la BBC en 2004, et écrite par Bill Gallagher, auteur du scénario ici. L’intrigue policière est prétexte à explorer la complexité de la nature humaine. Dans cette petite ville aux ciels plombés de l’estuaire de la Mersey, battue par les vents, deux frères marqués par l’éducation autoritaire et tyrannique d’un père policier, dérapent. Joe commet l’irréparable, et ce crime monstrueux, spontané et irréfléchi, sur lequel il doit enquêter, va le détruire. C’est une descente aux enfers qui s’annonce pour ce père de famille sans reproche. Le poids de la culpabilité devient à chaque instant plus lourd à porter, et Joe ne parvient plus à affronter le regard de ses proches et de ses collègues. Paul Bettany, comédien éclectique et invariablement excellent (il était formidable dans Un homme d’exception), livre ici une véritable performance. A ses côtés, Stephen Graham (This Is England) et le vétéran Brian Cox (The Boxer)  se révèlent attachants, tandis que le charismatique Mark Strong, en justicier bienveillant, crève l’écran. Passée inaperçue à sa sortie en 2012, cette série B britannique à petit budget (Sam Mendes est l’un des producteurs exécutifs), riche en atmosphères, tire profit, en outre, d’une remarquable photographie, signée George Richmond.
Avec Natasha Little et Zoë Tapper
92 minutes

BANDE-ANNONCE

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Test Blu-ray :

Interactivité**
On découvre avec plaisir une interview du cinéaste en compagnie de Paul Bettany. Entre deux plaisanteries de Bettany, très en verve, et qui ne cesse de clamer son admiration pour ses partenaires (« Quand je vois la filmographie de Mark Strong, je me dis ‘Dieu que j’aimerais être lui’ »), Nick Murphy revient sur les partis-pris de la mise en scène et les ambitions du film (10 minutes). Un lot de bandes-annonces figure également au menu.

Image ****
Format : 2.35
Grand atout du film, la photo aux teintes métalliques, dominée par les bleus et les verts, est idéalement retranscrite. La définition est précise et les contrastes très probants.

Son : ****
DTS-HD Master Audio 5.1 en anglais et français
Sous-titres français non imposés
Une piste non-compressée dynamique et ample, qui met en valeur les montées de tension et la musique très inspirée, signée Daniel Pemberton.

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MADS MIKKELSEN, À LA FOLIE (Michael Kohlhaas, La chasse, Royal Affair)

(Click on the planet above to switch language.) 

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Sa « gueule » aurait pu le cantonner à jouer les vilains à Hollywood et sa stature athlétique, les héros de films d’action. Son intelligence et son charisme ont fait la différence. Depuis sa prestation sensationnelle dans le drame existentiel After The Wedding, de Susanne Bier, nominé à l’Oscar du Meilleur film étranger en 2007, les réalisateurs, tous genres et horizons confondus, ne peuvent plus se passer du magnétique Mads Mikkelsen. Le guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn enchaîne les premiers rôles, rafle les prix d’interprétation et se paie le luxe d’être le héros d’une série américaine déjà culte. En regardant de plus près sa filmographie, plusieurs films récents mettent en évidence une constante dans le choix de ses rôles : justes, bons et loyaux, les personnages qu’il incarne finissent toujours par s’en prendre plein la figure. Mads Mikkelsen aurait-il une prédisposition à jouer les martyrs ?

 

Michael Kohlhaas

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Arnaud des Pallières
2013 – France — Allemagne
DVD/Blu-ray M6 Vidéo

Au XVIe siècle dans les Cévennes, Michael Kohlhaas (Mads Mikkelsen), marchand de chevaux protestant d’origine allemande, coule des jours heureux avec sa femme et sa fille. Un jour, en se rendant à la foire pour vendre des bêtes, il se heurte à un baronnet (Swann Arlaud) qui l’oblige à payer un droit de péage pour traverser ses terres, alors que cette taxe a été abolie. Parce qu’il n’a pas d’argent sur lui, Kohlhaas est contraint de laisser en gage deux de ses chevaux et son valet. Lorsqu’il revient, il constate que ses bêtes ont subi des mauvais traitements, tout comme son valet, qui a dû s’enfuir. Décidé à faire valoir ses droits, le marchand saisit la justice. Mais le jeune baron étant parent de la famille royale, il est débouté par le tribunal. Kohllhaas s’entête alors à obtenir réparation, même s’il doit lever une armée pour y réussir…

Déjà porté à l’écran en 1969 par Volker Schlöndorff, le roman philosophique de l’Allemand Heinrich von Kleist, publié en 1810 et prisé par Kafka, est revisité avec une rare radicalité dans le film du Français Arnaud des Pallières. La mise en scène épurée, les décors naturels austères et rugueux, et la présence imposante et magnifique de Mads Mikkelsen en font une œuvre à la fois singulière et universelle, très proche du cinéma d’Herzog. L’acteur danois est impérial dans ce rôle de rebelle entêté, à la fois doux et implacable, prêt à mettre le royaume à feu et à sang, assoiffé de justice au point de tout lui sacrifier. Le dilemme moral posé par l’auteur allemand résonne de manière éclatante. Sous ses atours de western médiéval, Michael Kohlhaas interroge sur le bien fondé de la vengeance et de la justice qui conduit au fanatisme. La puissance naturaliste du film fascine. L’âpreté et la démesure du héros se reflètent dans les paysages remarquablement photographiés par la chef-opératrice Jeanne Lapoirie, tandis que la musique médiévale de Martin Wheeler se fait complice de la nature (vent, murmure des ruisseaux, bourdonnements d’insectes, bruissements des arbres…). En clin d’œil à sa prestation dans La Marquise d’O de Rohmer, adapté lui aussi d’un roman de Heinrich von Kleist, Bruno Ganz joue un gouverneur sensible, tandis que Denis Lavant campe un Luther épatant. En dépit de sa violence brute, de la pertinence de son discours et de la splendeur de ses images, Michael Kohlhaas a divisé la critique et le public du festival de Cannes 2013, où il était en compétition. Ce film remarquable a obtenu en 2014 les César de la Meilleure musique originale et du Meilleur son.

BANDE-ANNONCE

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La chasse (Jagten)

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Thomas Vinterberg
2012 — Danemark
DVD/Blu-ray Studiocanal

Dans une petite ville du Danemark, Lucas (Mads Mikkelsen) est animateur au jardin d’enfants depuis la fermeture de l’école où il était professeur. Eprouvé par un divorce difficile, ce quadragénaire doux et patient est adoré par les bambins. Un peu trop. Un jour il éconduit délicatement la fille de son meilleur ami, qui vient de lui faire une déclaration d’amour. Vexée, l’enfant se venge en laissant croire à la directrice que Lucas a eu, envers elle, un comportement inconvenant. Ce petit mensonge va prendre des proportions démesurées…

Remarqué en 1995 pour le phénoménal Festen, réalisé selon les principes du Dogme, dont il est le cofondateur (avec, entre autres, son compatriote Lars von Trier), le Danois Thomas Vinterberg est revenu en force avec ce film choc qui a valu à Mads Mikkelsen le Prix d’interprétation à Cannes en 2013. La chasse pourrait être l’antithèse de Festen, qui dénonçait les actes incestueux d’un patriarche, homme respecté dont la moralité ne pouvait être mise en cause. Ici, au contraire, la personnalité sans équivoque de Lucas, un type bien, apprécié de tous les membres de la communauté, ne va en aucune façon mettre un frein à l’hystérie collective. Lucas n’aura même pas droit au bénéfice du doute. En 1967, André Cayatte, fervent défenseur de la présomption d’innocence, développait une intrigue similaire dans Les risques du métier, dans lequel Jacques Brel incarnait un instituteur accusé de viol par l’une de ses élèves. Quarante-cinq ans plus tard, Vinterberg délaisse le réalisme propre à Cayatte et n’hésite pas à outrer les situations. La chasse est bel et bien un conte, dans lequel la noirceur de la nature humaine est exacerbée. Ainsi, la violence de la réaction des collègues et amis de Lucas vire à la haine pure et simple, tandis que ce dernier s’accroche à son innocence avec une passivité presque christique. Le mensonge de l’enfant, avéré pour le spectateur dès le début du film, n’est pas tant au centre du récit que la trahison des proches, dont une simple rumeur, un prétexte en somme, est à l’origine. Même si la fillette avoue très vite son mensonge (« j’ai dit des bêtises »), il est déjà trop tard. Les adultes ne l’entendent plus. La machine est en marche. La chasse est ouverte. Tel un archange, Mads Mikkelsen, au jeu retenu et intériorisé, campe à la perfection cet innocent traqué, méprisé et digne, qui se tient droit devant l’injustice des hommes et reste humain, jusqu’au bout.

BANDE-ANNONCE

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Royal Affair (En Kongelig Affære)

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Nikolaj Arcel
2012 – Danemark – Suède – République tchèque
DVD/Blu-ray Jour2Fête

En 1766, la jeune Caroline Mathilde de Hanovre (Alicia Vikander) quitte son Angleterre natale pour épouser le roi Christian VII du Danemark (Mikkel Boe Følsgaard, impressionnant), de deux ans son aîné. Jeune fille instruite et éclairée, elle découvre avec désappointement la personnalité psychologiquement instable de son mari, qui lui préfère les prostituées des bas-fonds de la ville. Elle déchante également face à l’obscurantisme de ce pays qui censure les écrivains et philosophes des Lumières, qu’elle aime tant. Après avoir donné naissance à un héritier, la jeune reine se résigne à la solitude. Mais l’arrivée du nouveau médecin personnel du roi, le séduisant Allemand Johann Friedrich Struensee (Mads Mikkelsen), un homme humaniste et progressiste, va bouleverser son existence, et le destin du Danemark tout entier…

Royal Affair retrace une page méconnue de l’histoire du Danemark avec un remarquable sens du romanesque. L’académisme de la reconstitution est bousculé par le souffle du romantisme, exhalé par les charismatiques Mads Mikkelsen et Alicia Vikander, jeune actrice suédoise remarquée aux côtés de Keira Knightley dans le récent Anna Karénine. Le scénario est inspiré du Médecin personnel du roi, roman de Per Olov Enquist, mais se base surtout sur Prinsesse Af Blodet, de Bodil Steensen-Leth, qui adopte le point de vue de la reine Caroline. Habile, Nikolaj Arcel fait une peinture pleine d’humour de ce royaume du Danemark sous emprise du clergé, empesé et arriéré, qui va connaître un envol inespéré grâce aux idées progressistes de Struensee, que partage la jeune reine. L’influence de ce disciple des Lumières sur le roi maniaco-dépressif fait des miracles. Christian VII, peu intéressé par l’exercice du pouvoir, laisse à son médecin, devenu ministre, le champ libre pour réformer le pays sa guise, et devient, un temps, le monarque le plus éclairé d’Europe. Hélas, la découverte par la cour réactionnaire et hostile à Strensee de la liaison adultère de la reine avec le mentor du roi sonnera la fin de la récréation pour le Danemark. La suite sera tragique. Entre combats politiques et amours clandestines, Royal Affair gagne sur tous les tableaux, et se révèle à la fois cours d’histoire pédagogique et divertissement palpitant et glamour. Nominé en 2013 à l’Oscar et au César du Meilleur film étranger, le film a remporté deux Ours d’argent à Berlin en 2012, pour le scénario et la performance stupéfiante de Mikkel Boe Følsgaard.

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SACRIFICE (BURNING BUSH)

Résonnant comme un écho aux récents événements en Ukraine, la mini-série d’Agnieszka Holland revient sur une page tragique de l’occupation de la Tchécoslovaquie par l’Union Soviétique. Conçue comme un thriller judiciaire à suspense, cette saga en trois épisodes de 80 minutes reconstitue l’histoire avec une authenticité qui fait froid dans le dos.

 

Sacrifice – Burning Bush (Horící ker)

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Mini-série tchèque créée en 2013 par Agnieszka Holland et Stepan Hulik
Double-DVD Editions Montparnasse paru le 1er avril 2014 (Diffusée sur Arte le 27 et 28 mars 2014)

Le 16 janvier 1969, Jan Palach, sage étudiant en faculté de lettres, s’immole par le feu en pleine journée, sur la place Venceslas à Prague. Dans la lettre retrouvée dans son cartable, le jeune homme revendique son geste comme un acte de protestation contre l’occupation soviétique. Il appelle à la grève des ouvriers et annonce que si des mesures en faveur de la liberté d’expression ne sont pas prises, d’autres étudiants s’embraseront. Pour prévenir le mouvement populaire qui s’annonce, le gouvernement entreprend de discréditer et de faire passer Palach pour un déséquilibré. Malgré les intimidations policières, une jeune avocate humaniste, Dagmar Buresova (Tatiana Pauhofova), accepte de défendre la mère dévastée de Palach, qui intente un procès en diffamation contre un député à la solde des Soviétiques…

Il avait vingt et un ans et il ne voulait pas mourir. Son sacrifice, devenu un symbole de résistance et de liberté, a traumatisé la Tchécoslovaquie. La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland, alors étudiante à l’Académie du Film de Prague, a assisté, le 21 août 1968, à l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie sous commandement soviétique. Cette agression a mis un terme au processus démocratique et aux réformes libérales engagées au printemps avec l’arrivée au pouvoir d’Alexander Dubcek. Un générique très explicite suffit à la cinéaste pour décrire le passage de la liberté à l’oppression, et l’authenticité de la reconstitution impressionne dès les premières minutes. Les jeunes et les étudiants, qui avaient été galvanisés par l’espoir d’une ouverture vers l’Occident, sont les premiers touchés par cette « normalisation » qui rétablit la censure et la répression policière. La série débute par l’immolation de Jan Palach, qui fait l’effet d’une bombe. La passivité et l’indifférence des Tchèques envers l’occupation sont alors remises en question dans tout le pays. Le régime et la police sont aussitôt sur les dents pour trouver les éventuels « suiveurs » de Palach, tandis qu’ils le décrédibilisent dans les médias. Accablée après avoir découvert les propos dévastateurs d’un député dans le journal, Madame Palach entreprend de l’attaquer pour diffamation. Le leader des étudiants lui conseille de se tourner vers Dagmar Buresova, jeune avocate spécialisée dans les affaires estudiantines. La jeune femme, mère de deux petites filles, commence par refuser cette mission impossible, vouée à l’échec et non sans danger, puis se ravise. La bataille pour réhabiliter l’honneur de Jan Palach ainsi que son sacrifice héroïque, va devenir la sienne, même si il ne fait aucun doute que dans cette partie, les dés sont pipés. C’est ce combat pour la justice, du pot de terre contre le pot de fer, qui est conté avec minutie en trois épisodes passionnants. Tournée à Prague, avec des acteurs tchèques, la reconstitution propulse dans cette Tchécoslovaquie sous chape de plomb communiste, et la mise en scène d’Agnieszka Holland, nominée aux Oscars en 1992 pour Europa Europa, et qui a récemment collaboré aux excellentes séries The Killing et Treme, est sobre, réaliste et sans effets mélodramatiques appuyés. On peut reprocher à cette série produite par HBO Europe son austérité, ses quelques longueurs et ce petit manque de peps qui lui aurait permis de séduire un large public. Mais les passionnés d’histoire, en revanche, seront à la fête. Et si son statut de mini-série « déjà diffusée » lui a valu d’être écartée des nominations à l’Oscar du Meilleur film étranger, Sacrifice a été récompensée dans plusieurs festivals, et a raflé huit Lions (les prix les plus prestigieux attribués aux œuvres de cinéma et de télévision tchèques) en 2013.

BANDE-ANNONCE
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Test DVD :

Interactivité
Pas de bonus, hélas.

Image ***
Format : 1.77
Très belle définition pour cette image qui restitue les partis pris de la photo aux teintes neutres.

Son **
DD 2.0 en tchèque sous-titré français
Une seule piste, très correcte, et adéquate au style intimiste de la série.
 

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