Quatorze cadeaux à s’offrir entre cinéphiles (l’ordre n’a pas d’importance).
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1 – L’éblouissant

LA MORT AUX TROUSSES d’Alfred Hitchcock
Édition Collector Ultime Steelbook Blu-ray 4K Ultra-HD
20 novembre 2024
Warner Bros Entertainment France (49,99 €)
Les années passent et le talent de Hitch émerveille comme au premier jour. À l’occasion de son soixante-cinquième anniversaire, le chef-d’œuvre du cinéaste anglais, se voit offrir, par Warner Bros, une restauration intégrale supervisée par The Film Foundation, l’organisation créée par Martin Scorsese. La qualité sonore et visuelle de cette nouvelle édition 4K Ultra-HD surpasse toutes les précédentes. Le coffret inclut la plupart des suppléments déjà au menu du Blu-ray Collector du 50e anniversaire, à l’époque non sous-titrés (commentaire audio, making of, reportages etc.). Il abrite également un livret de 40 pages richement illustré, un poster de l’affiche recto verso format A3, six cartes postales (behind the scenes). Un must !

2 – La bellissima

MONICA VITTI – Mémoires
Traduit de l’italien par Florence Rigollet
17 octobre 2024
Éditions Séguier (22 €)
En 1960, L’Avventura, de Michelangelo Antonioni, lui avait valu d’être qualifiée de « plus belle femme du monde ». Et pourtant, Monica Vitti ne correspondait en rien aux canons de l’Italienne de l’époque, immortalisée par ses consœurs Gina Lollobrigida, Sophia Loren ou Claudia Cardinale. Avec sa crinière blonde (brune quelquefois), sa silhouette longiligne, sa désinvolture, sa voix rauque et son regard mystérieux (dû à sa myopie selon elle), elle campait cette femme moderne, authentique et insondable qui allait sublimer une flopée de films de La Notte à Modesty Blaise, en passant par L’Éclipse ou Le Désert Rouge. Celle qui fut pendant dix ans l’épouse de Antonioni avait écrit ses mémoires dans les années 90, une « autobiographie involontaire », sous la forme de deux tomes restés inédits en France, et aujourd’hui publiée par Séguier. L’actrice-réalisatrice y parle de son enfance, de ses rencontres, de ses doutes et angoisses, et se livre sans forfanterie, sans se soucier d’une quelconque chronologie (les journalistes qui l’interviewent en perdent leur latin). Au fil des pages, on tombe sous le charme de cette personnalité fantasque et attachante, qui évoque souvent sa mémoire qui s’enfuit, comme si elle pressentait sa destinée. Monica Vitti est décédée en 2022, à l’âge de quatre-vingt-dix ans, après des années de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Elle raconte dans ce livre qu’un jour, lors d’une sortie en Méditerranée avec des amis, de laquelle était aussi Antonioni qu’elle connaissait à peine, elle s’était perdue sur une île déserte où le bateau avait accosté. Après s’être fait un peu peur, elle a retrouvé le yacht, confuse d’avoir fait attendre ses compagnons :
« ‘Je me suis perdue, excusez-moi’.
Le yacht est reparti. Un peu plus tard, Michelangelo m’a dit en souriant : ‘J’ai pensé à l’histoire d’une fille qui disparaît sur une île. On en reparlera.’ »

3 et 4 – Les performers

SONNY BOY : Mémoires
Al Pacino
Traduit de l’anglais par Nicolas Richard
8 octobre 2024
Seuil (27 €)
L’acteur surdoué du Nouvel Hollywood (avec Robert De Niro) se raconte, pour, dit-il, que son fils, qu’il a eu à quatre-vingt-trois ans, connaisse son histoire. Elle commence dans un milieu pauvre du sud du Bronx, où il grandit, élevé par sa mère. C’est elle qui le surnomme « Sonny Boy », d’après la chanson popularisée par Al Jolson qu’elle adore. C’est aussi elle qui l’emmène au cinéma. Dès son plus jeune âge, Al a déjà la vocation. Pour concrétiser son rêve, il mangera de la vache enragée, en bavera souvent, mais les étoiles s’aligneront parfois. Un certain Francis Ford Coppola va changer son destin. Le réalisateur se battra bec et ongles pour l’imposer dans Le Parrain, et sa performance en Michael Corleone restera dans les annales. L’adepte de la Méthode revient sur tout avec une sincérité réjouissante : sa rencontre avec Brando (son idole), sa passion pour Shakespeare, ses amours (Marthe Keller, Jill Clayburgh…), ses échecs (son alcoolisme, ses bides…) et ses moments de gloire. Même les légendes des photos ne manquent pas de sel. Penguin Press, l’éditeur de la version originale, avait prévenu : « c’est l’autobiographie d’un homme qui n’a plus rien à craindre et plus rien à cacher. » C.Q.F.D.

DE NIRO : L’affranchi
Guillaume Evin
30 octobre 2024
Hugo Image (34,95 €)
Malgré son allure imposante de beau livre, ce n’est pas un ouvrage exhaustif sur l’interprète du mythique Taxi Driver que propose le journaliste Guillaume Evin, mais plutôt un best-of de sa filmographie. Il s’attarde en effet sur vingt titres majeurs dont Le Parrain 2e partie, Taxi Driver, Voyage au bout de l’enfer, Il était une fois en Amérique ou encore Killers Of The Flower Moon. L’enfance de l’acteur et sa famille sont également largement évoquées. L’atout de ce livre grand format : ses nombreuses photos, mêlant vie privée, tournages et films.
5 – L’universitaire

LES K-DRAMAS, CES SÉRIES QUI FONT DU BIEN
Vincenzo Cicchelli et Sylvie Octobre
6 novembre 2024
Éditions PUF (19 €)
L’engouement du public occidental pour les K-dramas n’est plus un scoop. Deux universitaires, Vincenzo Cicchelli, maître de conférences en sociologie à Paris Cité, et Sylvie Octobre, chercheuse au ministère de la Culture et professeur à Science Po, se sont penchés sur le phénomène. À travers l’étude de séries parmi les plus populaires (Boys Over Flowers, Crash Landing On You, Love Alarm, Business Proposal, Hotel Del Luna, Itaewon Class…), ils mettent en évidence l’importance des aspects humains et sociétaux souvent absents dans les productions occidentales, plus cyniques. Qu’il s’agisse de fantastique, de thriller ou de romance, les récits font la part belle à l’amitié, à la famille, au respect d’autrui, à l’épanouissement personnel et réconcilient l’inconciliable. D’où le titre de cette thèse fort pertinente, qui pourra inciter les réfractaires à s’intéresser au genre.
« À travers les K-dramas, c’est donc un attachement désirable, une véritable philosophie du vivre ensemble (…), qui s’offrent au regard des sociétés occidentales postmodernes. »

6 et 7 – Les historiques

ANNALES DU CINÉMA FRANÇAIS
Les voies du parlant 1930-1946
Pierre Lherminier et René Prédal
Octobre 2024
Nouveau Monde Éditions (59 €)
Sur la balance, il fait plus de trois kilos. Et le contenu est à l’avenant. Du lourd. La note de l’éditeur stipule qu’il s’agit d’une œuvre colossale. On confirme. Elle est celle d’un homme, Pierre Lherminier, historien du cinéma français, décédé en 2021, juste après avoir achevé le manuscrit. Ce passionné avait déjà publié en 2012 Les voies du silence, un premier tome consacré au cinéma muet. Pour celui-ci, il a collaboré avec l’essayiste et critique René Prédal, ainsi qu’avec le journaliste Bernard Bastide. Toute l’histoire de l’industrie cinématographique française est retracée ici chronologiquement et dans ses moindres détails, de l’arrivée du parlant jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les tendances, l’accueil fait aux films par la critique et le public, les personnalités phare (Abel Gance, René Clair, Sacha Guitry, Marcel Lherbier, Marcel Pagnol…), les studios, sans oublier la conduite douteuse de certains pendant l’Occupation, sont largement évoqués. Cet ouvrage monumental est aussi richement illustré : affiches de films, couvertures de magazines (Ciné-Miroir et Cinémonde en tête) ou de photos de stars (Danielle Darrieux, Madeleine Sologne, Jean Gabin, Josette Day, Micheline Presle…). Bref, pour tout cinéphile qui se respecte, c’est une encyclopédie aussi passionnante qu’indispensable.

L’AFFAIRE BERNARD NATAN
Les années sombres du cinéma français
Dominique Missika
13 septembre 2023
Denoël (20 €)
Il est évoqué dans l’ouvrage précédent, mais son nom est tombé dans l’oubli. Pourtant, Bernard Natan, pionnier du septième art, a régné sur le cinéma français des années 30. À cette époque, Pathé se nomme d’ailleurs Pathé-Natan, et la firme est en tête de la production cinématographique hexagonale. Ce passionné de cinéma et homme d’affaires avisé venu de Roumanie avait pour nom de naissance Nahum Tanenzaph. L’extrême droite ne le lui pardonnera pas. Même si on est un capitaine d’industrie, il ne fait pas bon être juif sous le régime de Vichy. Bernard Natan sera accusé à tort de détournement frauduleux et, après un simulacre de procès, il sera emprisonné puis déporté. Il mourra à Auschwitz en 1942. L’historienne et éditrice Dominique Missika a mené une enquête minutieuse afin de réhabiliter le nom du producteur au destin brisé, devenu en son temps « le juif le plus haï de France ». Elle a bénéficié de l’aide des petites-filles de Bernard Natan désireuses, elles aussi, de connaître et de rétablir la vérité à propos leur infortuné aïeul.
« Sur l’air de la calomnie, le destin de Bernard Natan se chanterait facilement. C’est d’abord une rumeur légère. N’est-il pas un escroc ? Un aventurier sans foi ni loi ? Venu d’un pays étranger ? Le mal est fait, il s’avance, il est porté, rien ne l’arrête et le malheureux est terrassé. Son histoire commence par une success story et s’achève par une tragédie. »
8 et 9 – À l’Ouest, du nouveau

TOTAL WESTERN
François Cérésa
23 mai 2024
Éditions Séguier (19 €)
Ce n’est pas parce que le néowestern est à la mode qu’il faut négliger le western, le vrai, celui de Raoul Walsh, de Delmer Daves ou de Bud Boetticher. Amoureux du genre depuis des lustres, le journaliste et écrivain François Cérésa lui rend hommage en évoquant ses films fétiches, Rio Bravo en tête. Il ne boude pas non plus le western spaghetti. Plus Howard Hawks que John Ford davantage Gary Cooper que John Wayne, Cérésa remet les pendules à son heure, « châtie les navets et venge les chefs-d’œuvre oubliés. » Un régal donc.
« Dans Liberty Valance, un gars nous plaisait : Valance. L’affreux et fantastique Lee Marvin. Sa dégaine. Son chapeau en arrière. Sa manière de vous toiser. Son gilet bariolé. Son fouet au poignet. Ses colts portés à l’envers. À la limite du déficient mental. Ce gars s’appelait Lee parce que ses parents admiraient le général Lee. Le chef des armées sudistes pendant la guerre de Sécession. Vous voyez le genre. »


JOHN WAYNE : La Classe américaine
Boris Szames
13 septembre 2024
Capricci Stories (11,50 €)
Il n’a pas uniquement joué dans des westerns, mais le Duke en a été l’un des piliers. Boris Szames, journaliste et critique (pour So Film, Métal Hurlant…) et créateur de la version originale du site Gone Hollywood, revient sur la personnalité controversée de l’icône américaine, née Marion Morrison, sur ses convictions (et ses propos qui font aujourd’hui fulminer les wokistes), et sur ses rapports conflictuels avec John Ford. L’auteur s’attarde aussi sur la mélancolie d’un homme qui assiste, impuissant, au déclin de son cher Far-West. Davantage un essai qu’une biographie donc, mais riche d’un point de vue qui n’est pas le moindre de ses attraits.
« En 1930, ces héros s’appellent Gary Cooper, Douglas Fairbanks. Sûrement pas Marion Morrison. ‘Et pourquoi pas Anthony Wayne ou Mad Wayne ?’ Raoul Walsh se souvient avoir dévoré un bouquin sur cette figure éminente de la guerre d’indépendance… Sheehan sourcille encore. ‘Tony’ sent le Rital fraîchement débarqué de son rafiot à Ellis Island. ‘John’ fleure davantage l’américanité. ‘Appelez-le comme vous voulez, mais gardez ce nom’, insiste Walsh, comme sous le coup d’une intuition érudite. »
10 – Le mélancomique

APATOW PRODUCTIONS
Trois comédies culte :
Sans Sarah rien ne va ! – Mes meilleures amies – 5 ans de réflexion.
Coffret Collector 3-Blu-ray
19 novembre 2024
Elephant Films (49,99 €))
Parce que les temps ne sont pas à la rigolade, voici de quoi se remonter le moral : trois films produits par Judd Apatow, le roi de la comédie américaine moderne, réalisateur inspiré de Quarante ans, toujours puceau, En Cloque mode d’emploi ou Funny People. Restaurés en haute définition, Sans Sarah, rien ne va ! (Forgetting Sarah Marshall), de Nicholas Stoller (2008), Mes meilleures amies (Bridesmaids) de Paul Feig (2011) et 5 ans de réflexion (The Five Year Engagement) de Nicholas Stoller encore (2012), sont proposés chacun en version longue inédite (unrated pour Mes meilleures amies), assortis de nombreux suppléments. Inclus dans le coffret, un livret de 52 pages, signé du critique Nicolas Tellop, fournit une analyse pertinente du style Apatow. Les films présentés ici « sont les représentants d’un temps désormais révolu où le rire le plus gras se conjuguait à une gravité étrangement poétique. » Jason Segel, Emily Blunt ou Kristen Wiig amusent à leurs dépens et, derrière la légèreté, pointe toujours un sentiment de désillusion, d’où le titre du livret : Mélancomiques.
Également disponible en DVD.

11 – Le musclé

LES STARS DE L’ACTION
Rois et reines de la castagne à l’écran
Philippe Lombard
6 novembre 2024
Hugo Image (24,95 €)
Au cinéma, l’action fait toujours recette et chaque décennie a été marquée par ses stars du genre, voire ses icônes. Cet ouvrage ludique répertorie ces acteurs virevoltants et populaires, de Douglas Fairbanks à Tom Cruise. À chacun sa catégorie : « les vétérans » (Errol Flynn, John Wayne, Charlton Heston…) ; « les coqs sportifs » (Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura…) ; « les durs à cuire » (Lee Marvin, Charles Bronson…) etc. Les filles ne sont pas nombreuses, mais sont bien présentes sous la bannière des « bagarreuses » (Pam Grier, Michelle Yeoh, Angelina Jolie…). L’Asie n’a pas été oubliée, pas plus que le phénomène de la Bruceploitation. Si les propos du journaliste Philippe Lombard sont plutôt pertinents, on regrette cependant la toute petite place accordée à Keanu Reeves. L’interprète de Neo et de John Wick est à peine mentionné au sein des « poids moyens ». Un scandale.

12 – L’engagé

ERNEST COLE, PHOTOGRAPHE
Ernest Cole et Raoul Peck
16 octobre 2024
Denoël (35 €)
Ce livre majestueux de photos accompagne la parution en décembre du documentaire homonyme, réalisé par le cinéaste haïtien Raoul Peck, auquel on doit déjà le fameux I’m Not Your Negro, basé sur les écrits de l’auteur noir-américain James Baldwin et récompensé en 2018 par le César du Meilleur documentaire. Ici, le réalisateur se penche sur le travail extraordinaire du Sud-Africain Ernest Cole, qui fut le premier à exposer les horreurs de l’Apartheid au monde entier, après avoir fui son pays, en 1966, à vingt-sept ans, pour se réfugier à New York. Mais en Amérique, la ségrégation raciale va le révolter tout autant et il en montrera des images édifiantes. Oublié de tous, le photographe décède en 1990. Mais vingt-sept ans plus tard, au moins soixante mille de ses négatifs et photos sont mystérieusement retrouvés dans les coffres d’une banque suédoise. Grâce au livre et au documentaire, le public pourra enfin découvrir ces clichés sensationnels au capital historique majeur.
13 et 14 – Les musicaux

ROMY SCHNEIDER, UN PORTRAIT MUSICAL
Philippe Sarde – Claude Sautet
Novembre 2024
Decca/Universal (35,99 €)
Les Choses de la vie, César et Rosalie, Max et les ferrailleurs, Une histoire simple : quatre films de Claude Sautet illuminés par la présence de Romy Schneider et la musique de Philippe Sarde. Ce double vinyle rassemble les bandes originales de ces chefs-d’œuvre du cinéma français indissociables de l’actrice iconique, ainsi que des titres inédits comme « La Maison sur la plage », une chanson enregistrée par la charmante comédienne Alice Taglioni, sur des paroles de feu Jean-Loup Dabadie.

IL ÉTAIT UNE FOIS MICHEL LEGRAND

Bande originale du film de David Hertzog Dessites
6 décembre 2024
Decca/Universal (26,99 €)
Pour accompagner la sortie en salles du film musical que David Hertzog Dessites a consacré au formidable compositeur français disparu en 2019, Decca publie cette bande originale peu banale. Aux classiques des chansons (Les Demoiselles de Rochefort, La Valse des Lilas, Les Moulins de mon cœur, Le Messager…) se mêlent des extraits d’entretiens du musicien issus du documentaire, mais aussi des morceaux interprétés par d’autres, tels Stan Getz, Claude Nougaro ou le saxophoniste américain Phil Woods.
Disponible en vinyle, en CD et digital.

ET JOYEUX NOËL À MES LECTEURS !

Beth Dutton, gun and whiskey (Kelly Reilly dans Yellowstone)
Une pépite venue de Corée du Sud, par la réalisatrice de A Girl At My Door. En enquêtant sur le suicide d’une jeune stagiaire d’un centre appel, une inspectrice va découvrir les méthodes abjectes d’un système libéral, qui broie impitoyablement la jeunesse. Inspiré d’un fait réel.
Passionnant. Ma critique
Dans un petit village du sud de la France, l’amitié entre deux jeunes gens aux personnalités opposées : l’un grande gueule, l’autre taiseux. Un premier film étonnant, drôle et tendre, qui a, au passage, révélé Raphaël Quenard.
Même si, pour son premier long-métrage, l’actrice australienne Frances O’Connor a pris quelques libertés avec la vérité historique, on lui pardonne tant c’est ainsi qu’on se plaît à imaginer l’auteur des Hauts de Hurlevent. Emma Mackey fait une Emily Brontë incandescente.
Une évocation aussi brillante qu’impressionnante du « père de la bombe atomique ». Ma critique
Une Palme d’or méritée pour un film qui joue magistralement sur l’ambiguïté et les points de vue. Ma critique
L’un des plus grands cinéastes actuels revient sur son histoire familiale. Magnifique. Ma critique
Le cinéaste de Whiplash et La La Land reconstitue les débuts d’Hollywood. Démesure et décadence au programme. Un film imparfait, mais gonflé. Ma critique
Encore un vibrant hommage au 7ème art dans ce portrait d’employés d’un cinéma d’une petite ville balnéaire anglaise pendant les années 80. Olivia Colman y est extraordinaire.
Une adolescente fugue pendant un voyage scolaire. Un voyage picaresque et délirant à travers les fractures de l’Amérique contemporaine. Ma critique
Au début des années 80 en Irlande, une fillette négligée par sa propre famille tisse des liens avec des parents éloignés. Un film bouleversant, porté par la grâce de sa jeune interprète, Catherine Clinch.
Une adolescente déterminée suit le jeune homme mystérieux qu’elle a croisé sur la route de l’école et déclenche malgré elle une série de catastrophes. La force créatrice du réalisateur de Your Name en action.
La série créée par Jesse Armstrong s’achève aussi brillamment qu’elle avait commencé. Un monument.
Grands espaces, luttes de pouvoir, personnages charismatiques, suspense… la grandiose série néo-western de Taylor Sheridan coche toutes les bonnes cases. On adore !
Et quand Taylor Sheridan fait dans l’humour, ça marche aussi. Retour gagnant pour Stallone, hilarant. Ma critique
Catherine Cawood a repris du service dans cette dernière saison de l’épatante série policière de Sally Wainwright qui conclut admirablement le show. Sarah Lancashire est toujours aussi bluffante. Ma critique
La vengeance est un art dont les Coréens sont décidément passés maîtres.
L’arrivée de Jon Hamm, en ersatz d’Elon Musk, met du piment dans cette série attachante qui mélange habilement mélodrame et enjeux sociétaux contemporains.
Le scandale de la fraude à la TVA sur les quotas carbone vu par Xavier Giannoli. C’est aussi édifiant que passionnant.
Une directrice d’ONG respectée est nommée ministre des Affaires étrangères le jour où cinq Européens sont pris en otages au Sahel. Hélas, la diplomatie n’est pas son fort. Rarement la politique n’a été aussi drôle que dans cette série française, qui cultive l’absurde façon Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier.
L’affaire du « Violeur de la Sambre » mise en scène par le talentueux Jean-Xavier de Lestrade. Pendant trente ans, le sinistre individu est passé entre les mailles du filet de la police. Des ratés en cascades et au final, une quarantaine de victimes. Là encore, édifiant !
Au début des années 80, dans une banlieue paisible du Texas, une respectable mère de famille est accusée d’avoir tuée une voisine et amie de quarante et un coups de hache. Créée par David E. Kelley (Ally McBeal, The Practice, Big Little Lies…) cette mini-série inspirée d’une histoire vraie est emmenée par des comédiens sensationnels dont une Elizabeth Olsen littéralement illuminée. La bande-son est une tuerie.
Un entraîneur de football américain est recruté par la propriétaire d’une équipe de foot anglaise, alors qu’il n’a pas d’expérience en la matière. Elle a le dessein secret de couler l’équipe pour se venger de son ex-mari, mais Ted Lasso a des ressources insoupçonnées. Une série feel-good brillamment écrite, drôle, tendre et très attachante, avec Jason Sudeikis et l’exquise Juno Temple en cerise sur le gâteau.
Des espions du MI5 mis sur la touche pour avoir commis des bourdes se retrouvent à la Slough House, dirigée par Jackson Lamb, incarné par un Gary Oldman cynique à souhait. Humour british à tous les étages. Donc formidable.
Un phénomène. Il est sans conteste la révélation de l’année.
La comédienne britannique révélée par L’auberge espagnole a bien changé. Dans Yellowstone, elle se lâche littéralement. Elle est juste époustouflante.
Intelligent, manipulateur, visionnaire, mégalomane, filou… l’ambigu Cory Ellison reste aussi ce personnage torturé immensément romantique que Billy Crudup incarne à la perfection.
La célèbre actrice sud-coréenne vue chez Park Chan-Wook, Bong Joon-Ho, ou Hirokazu Kore-eda (dans le récent Les bonnes étoiles) est bouleversante en inspectrice effarée par ce qu’elle découvre au cours de son enquête.
L’acteur portoricain trouve l’un de ses meilleurs rôles dans ce film noir de Grant Singer, paru sur Netflix. Ma critique
Impossible de ne pas succomber au charme de Teo Yoo, l’acteur sud-coréen déjà très séduisant dans Leto de Kirill Serebrennikov. Ma critique
En ministre gaffeuse et foutraque, elle est si drôle.
Elle n’est que d’un épisode de la série (en tant que personnage principal), mais elle si touchante en petite juge déterminée… à défaut d’être écoutée.
Le film d’action de Mélanie Laurent est un tantinet raté, mais Adèle Exarchopoulos y est désopilante.
Il est étonnant dans la peau d’un chirurgien névrosé et chevaleresque, un personnage étrange et séduisant comme seuls les scénaristes de K-dramas osent en imaginer.
Un second rôle mais quel talent ! En valet fidèle de Louis XV, aussi discret qu’intelligent, il est remarquable. Ma critique 



















