WISHLIST NOËL 2022

Douze cadeaux à s’offrir entre cinéphiles (l’ordre n’a pas d’importance).

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1 – Le plus hollywoodien

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS (The Barefoot Contessa)
Joseph L. Mankiewicz
Coffret Ultra Collector n°24 (Blu-ray+DVD+Livre)
Carlotta Films
Publié le 22 novembre 2022 – 53 €

Après Pandora, c’est à un autre chef-d’œuvre magnifié par Ava Gardner que Carlotta Films a choisi de rendre hommage. Via le destin d’une Cendrillon moderne, Mankiewicz brossait en 1954 un portrait acerbe d’Hollywood et du star-system. Double du cinéaste et ange gardien de l’héroïne, Humphrey Bogart trouvait dans La comtesse aux pieds nus l’un de ses plus beaux rôles. Le film est enrichi d’un documentaire sur le réalisateur troussé par Jean Douchet en 1981 (53 minutes) et d’un entretien inédit avec le journaliste Samuel Blumenfeld (29 minutes). Enfin, cette sublime édition, dont le visuel exclusif est signé Anne Benjamin, illustratrice et designer américaine, propose un livre de 160 pages agrémenté de photos d’archives. Intitulé Mankiewicz contre Cendrillon, cet ouvrage collectif inédit réalisé en association avec la revue Revus & Corrigés explore de nombreux aspects du film, de sa genèse à sa réception.

Le film est également disponible en éditions simples.

 

2 et 3 – Les plus émouvants

SI NOUS AVIONS SU QUE NOUS L’AIMIONS TANT, NOUS L’AURIONS AIMÉ DAVANTAGE
Thierry Frémaux
Éditions Grasset
Publié en octobre 2022 – 19 €

« Si quelqu’un pouvait prétendre au titre de “Grand Cinéphile Mondial”, c’était lui. »

Les amoureux de cinéma et de westerns, dont je suis, n’ont pas fini de pleurer Bertrand Tavernier. Si son talent de cinéaste n’a pas toujours fait l’unanimité (comme le rappelle, pas langue de bois, Thierry Frémaux), celui de passeur est indéniable. « Tout le monde se souviendra de quelqu’un qui avait tout vu, tout entendu, tout lu. De sa curiosité brandie comme l’un des beaux-arts » écrit l’auteur qui se remémore les années passées aux côtés de son mentor, lyonnais comme lui. Dans cet éloge revendiqué, le directeur de l’Institut Lumière et délégué général du festival de Cannes rend hommage à cette figure terriblement attachante, réalisateur, au passage, du merveilleux Un dimanche à la campagne, et parvient joliment, si besoin était, à le faire aimer davantage.

  

BERTRAND TAVERNIER : LE CINÉMA ET RIEN D’AUTRE

Laurent Delmas
Éditions Gallimard
Publié en novembre 2022 – 29,90 €

Complémentaire du livre de Thierry Frémaux, voici une « formidable » (adjectif favori de Tavernier) exploration de la filmographie du metteur en scène de La vie et rien d’autre menée par le journaliste, critique et chroniqueur de cinéma bien connu des auditeurs de France Inter. Pour prolonger la série documentaire Tavernier, le cinéma et rien d’autre, que la station avait consacré au réalisateur au cours de l’été 2022, Laurent Delmas a sollicité quinze « grands témoins » du travail du cinéaste (parmi lesquels Nathalie Baye, Thierry Frémaux, Isabelle Huppert, Raphaël Personnaz et Philippe Sarde). L’ouvrage, illustré, aborde les grands thèmes de l’univers de Tavernier, choix subjectif et totalement assumé par l’auteur. Il propose aussi une filmographie complète, une bibliographie et un index. En un mot : indispensable.

 

4 – Le plus hypnotique

MES FANTÔMES ET MOI
Gabriel Byrne
Sabine Wespieser – Éditeur
Traduit par Diane Meur
Publié le 8 septembre 2022 — 22 €

Si vous rêviez d’une autobiographie de star, avec révélations croustillantes à l’appui, passez votre chemin. L’acteur irlandais de Miller’s Crossing, Usual Suspects, Le cheval qui venait de la mer ou de la série En analyse évoque ici ses souvenirs comme bon lui semble, sautant d’anecdotes en anecdotes et parfois du coq à l’âne. De son enfance dans les faubourgs de Dublin au début des années 50, à la notoriété, il revient sur les faits marquants de son parcours, parle aussi de son addiction à l’alcool et de ses angoisses. Cette plongée dans l’intime se révèle un véritable roman, où l’autodérision le dispute à l’émotion, à l’image de son auteur humble et pudique. Car il n’est rien d’écrire que Gabriel Byrne est peu à l’aise avec la célébrité, celle que Richard Burton, lors d’une nuit d’ivresse à Venise, lui avait définie ainsi « C’est un doux poison qu’on boit d’abord à grandes goulées. Ensuite, on finit par l’avoir en horreur. » Un très bon cru.

 

5 – Le plus monumental

PEAKY BLINDERS Coffret l’intégrale en Blu-ray – Edition spéciale Fnac
Arte Éditions
Paru le 6 décembre — 249,99 €

Peaky Blinders, c’est fini. Un long-métrage serait en préparation, mais en attendant, la série transcendée par Cillian Murphy a tiré sa révérence en 2022, après sa sixième saison, et restera comme l’une des plus marquantes de ces dix dernières années. Pour les aficionados argentés, la Fnac a mis les petits plats dans les grands. Cette édition Collector Limitée à 500 exemplaires et numérotée, présentée dans une caisse en bois sérigraphiée, réunit les six saisons (soit trente-six épisodes) sur douze Blu-ray, le livre officiel de la série, les trois vinyles (rouges) de la bande originale, et le carnet de voyage. Les moins fortunés peuvent néanmoins se tourner vers l’intégrale en Blu-ray ou DVD plus allégée (69,99 € pour le BR, 59,99 € pour la version DVD).

 

6 – Le plus critique

FRANÇOIS TRUFFAUT : LA LEÇON DE CINÉMA
Éditions Denoël
Publié le 3 novembre 2021 — 28 €

Il se passe toujours quelque chose du côté de chez François Truffaut. En 1981, le cinéaste répondait aux questions de Jean Collet, spécialiste de l’œuvre du réalisateur, et Jérôme Prieur, devant la caméra de José Maria Berzosa. Intitulée La leçon de cinéma, l’émission en deux épisodes (de 64 et 57 mn) sera diffusée en mai 1983 sur TF1, en plein festival de Cannes. Mais ce n’était qu’une partie des entretiens. Après un parcours semé d’embûches, Bernard Bastide a réussi à en réunir l’intégralité dans cet ouvrage. Il en résulte un livre passionnant, dans lequel François Truffaut revisite ses films avec franchise et émotion. Tout en donnant quelques secrets de fabrication, il fait son autocritique avec une intelligence qui force l’admiration.

7 – Le plus enchanteur

AU PAYS DES MERVEILLES – Trésors de l’animation japonaise
Nathalie Bittinger
Éditions Hoëbeke
Publié le 13 octobre 2022 – 30 €

Tout le cinéma d’animation japonais dans un même livre, c’est le défi que s’est lancé Nathalie Bittinger, maître de conférences en études cinématographiques à l’université de Strasbourg, auteure de plusieurs ouvrages sur le cinéma asiatique, dont un Dictionnaire du cinéma chinois. Du Tombeau des lucioles à Your Name en passant par Akira, Ghost In The Shell, Dragon Ball, One Piece ou Cow-boy Bebop, les chefs-d’œuvre et monuments du genre sont finement analysés. Un beau livre de 192 pages, richement illustré, à la fois pointu et très pédagogique.

 

8 – Le plus mythique

LES GRANDS ESPACES (The Big Country) Combo Blu-ray/DVD
William Wyler
Éditions Sidonis Calysta
Paru le 17/11/2022  – 19,99 €

J’ai toujours adoré ce film avec Gregory Peck, Charlton Heston, Jean Simmons, Caroll Baker, Burl Ives, Chuck Connors… Une distribution de légende pour un western atypique et spectaculaire. Wyler filme de main de maître la confrontation entre Peck, le gentleman stoïcien, et Heston, le cow-boy viril, tous deux épris de la même femme. Inoubliable aussi pour son thème musical composé par Jerome Moross, Les grands espaces profite ici d’une excellente copie tirée d’un master HD 4K. Côté bonus, Sidonis Calysta nous a gâté : on peut découvrir une présentation par Patrick Brion et Jean-François Giré, ainsi qu’un documentaire sur William Wyler (cinéaste, entre autres, de Ben Hur, Vacances Romaines, L’héritière, Les hauts de Hurlevent.), des interviews de Gregory Peck, Charlton Heston et même de Billy Wilder, qui évoque son lien amusant avec Wyler, un reportage sur le tournage et des documents de promo de l’époque. Byzance ! 

9 – Le plus mégalo

RIDLEY SCOTT : RÉTROSPECTIVE
Ian Nathan
Adaptation française : la « formidable » Isabelle Chelley
Éditions Gründ
Paru le 28 octobre 2021 – 34,95 €

De Duellistes au Dernier Duel, la filmographie de Ridley Scott est analysée par le critique et écrivain britannique Ian Nathan, ex-rédacteur en chef du magazine Empire, qui a plusieurs fois interviewé le cinéaste. Il dépeint les contradictions d’un artiste qui « a compris les règles du jeu », évoque le conflit entre l’art et le commerce, qui le taraude constamment, et revient sur ses quarante-cinq ans de productions éclectiques jalonnées de monuments (Alien, Blade Runner, Legend, Thelma et Louise, Gladiator, La chute du Faucon noir, American Gangster…) sans oublier ses incursions ailleurs, comme dans cette incroyable série Raised By Wolves dont on ne s’est pas encore remis.

 

10 – Le plus ironique

LES AVENTURES D’UN SCÉNARISTE À HOLLYWOOD
William Goldman
Traduction et choix de textes de Jean Rousselot
Éditions Capricci
Paru le 20 octobre 2022 – 23 €

Scénariste de sommets du cinéma américain tels que Butch Cassidy et le Kid, Les hommes du président, L’étoffe des héros, Marathon Man ou Princess Bride (les deux derniers sont adaptés de ses propres romans), William Goldman (1931-2018) avait publié aux États-Unis deux livres consacrés à son métier, parus respectivement en 1983 et 2000. Jean Rousselot a réuni ici les parties les plus intéressantes de ces ouvrages, qui se trouvent pour la première fois traduites en français. Goldman se remémore les films sur lesquels il a travaillé avec un sens de l’ironie réjouissant, livrant moult anecdotes, écornant l’image de certains réalisateurs ou comédiens et rendant hommage à d’autres, comme Laurence Olivier « le plus grand acteur du siècle ». Un régal !

 

11 – 12 – Les plus iconiques

 

ELVIS – Edition Collector Fnac Steelbook Blu-ray 4K Ultra HD
Baz Luhrmann
Warner Bros Entertainment
Paru le 26 octobre 2022 — 29,99 €

Le bijou signé Baz Luhrmann, meilleur film de 2022, est désormais disponible en DVD et Blu-ray. En attendant la version longue, que Baz Luhrmann serait en train de peaufiner, j’ai retenu cette édition insérée dans un coffret métal, qui propose de (redécouvrir) ce « formidable » biopic dans des conditions optimales, enrichi d’une poignée de featurettes. 

(critique du film ici)

COFFRET ELVIS TECHNICOLOR, Edition Collector limitée 45ème anniversaire – Exclusivité Fnac
GM Éditions
Paru le 25 octobre 2022 – 69,90 €

En cette fin d’année, les amoureux du King pourront également se procurer ce beau coffret comprenant un livre de 168 pages écrit par Jean-Marie Pouzenc, avec des fiches techniques de tous les films d’Elvis Presley. Il regroupe également huit de ses aventures cinématographiques en DVD et en version originale sous-titrée (Le rock du bagne, L’amour en 4ème vitesse, Blondes, Brunes et rousses…), un vinyle incluant huit de ses plus grands titres, une affiche du Elvis de Baz Luhrmann, et une lithographie numérotée exclusive réalisée par Mezzo.

 

Et joyeux Noël !

LAURA ANTONELLI N’EXISTE PLUS

Ce n’est pas un scoop, L’Équipe a longtemps été l’un des journaux les mieux écrits de France. Il ne s’agit pas seulement pour ces rédacteurs de décrire le beau geste ou la liesse des supporters. Ce métier nécessite une connaissance aiguë de la nature humaine. Le sport est un mélange de passion, de discipline, de dépassement de soi, de courage mais aussi de douleur et d’amertume. Il y a du romantisme là-dedans. Tout comme son aîné feu Antoine Blondin, et son collègue Vincent Duluc — spécialiste du foot qui vient de publier une biographie romancée de Carole Lombard et Clark Gable, Philippe Brunel, était, jusqu’à l’été 2020, une plume de L’Équipe. Il a quitté le journal après quatre décennies de bons et loyaux services consacrées à ennoblir le cyclisme, sa passion. L’homme sait raconter les histoires, qui, souvent, finissent mal. Il a signé les essais Vie et mort de Marco Pantani (Grasset, 2009) et Rouler plus vite que la mort (Grasset, 2018). Côté romans, on lui doit déjà La nuit de San Remo (Grasset, 2012), qui revenait sur le suicide présumé du jeune Luigi Tenco, beau chanteur italien et amant de Dalida, retrouvé mystérieusement mort d’une balle dans la tête dans sa chambre d’hôtel en 1967, lors du festival de San Remo. Avec Laura Antonelli n’existe plus, Philippe Brunel explore à nouveau un mythe de l’Italie, sa seconde patrie, et rend un hommage poétique à celle qui fut un sex-symbol des seventies, et dont la destinée fut aussi cruelle que tragique.

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Passion d’amour (Passione D’Amore) d’Ettore Scola (1981)

« On n’est jamais à l’abri de rater sa vie. L’abîme est toujours proche. Un jour, tout se désagrège, s’anéantit dans le vide sans qu’on n’y puisse rien. »

 

 

LAURA ANTONELLI N’EXISTE PLUS

Roman de Philippe Brunel
Publié chez Grasset le 3 février 2021

 

À la suite du coup de fil énigmatique d’un producteur, le narrateur embarque pour Rome investi d’une obscure mission : retrouver Laura Antonelli, l’actrice solaire, oubliée, dont Visconti disait qu’elle était « la plus belle femme du monde »…

Il Maestro, qui lui avait offert en 1976 sont plus beau rôle, dans L’Innocent, disait aussi qu’elle avait « un visage d’ange sur un corps de pécheresse ». Et cela pour son malheur. L’un des films dans lesquels elle a tourné, signé Luigi Comencini, s’intitule Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ? Un titre prémonitoire… Laura Antonelli était née Laura Antonaz en 1941 à Pola, en Istrie alors italienne, (aujourd’hui croate). Sa famille, comme bon nombre de familles italiennes d’Istrie après la Seconde Guerre mondiale, est condamnée à l’exil. En 1962, après des études supérieures à Naples et avec un diplôme de professeur d’éducation physique en poche, Laura s’installe à Rome. Elle passe moins de temps à enseigner qu’à tourner des spots publicitaires qui vont bientôt attirer l’attention des producteurs de cinéma. Son nom d’actrice apparaît pour la première fois, en 1964, au générique de L’espion qui venait du surgelé, de Mario Bava. Ce sera la première d’une longue série de ce que Philippe Brunel décrit comme « des comédies osées, frivoles, des pochades sans prétention ». Car la puissance érotique qui émane de ses courbes et postures va faire de Laura Antonelli un sex-symbol, un fantasme, et lui valoir le surnom de « la Bardot italienne. »

Divine créature, de Giuseppe Patroni Griffi (1975)

« Laura n’a pas la splendeur sculpturale d’Anita Ekberg, la déesse païenne, phosphorescente de la Dolce Vita, ni les pâleurs diaphanes d’une Monica Vitti insatisfaite, existentialisée par Antonioni, mais elle incarnait quelque chose de plus rare, la femme du peuple « pasta e fagioli » accessible et désirable, à la beauté embarrassante, qui vous remuait les sangs. »

 

Malicia (Malizia)

 

En 1973, Malicia, de Salvatore Samperi, va même l’ériger en icône du cinéma érotique. Elle y campe une domestique fraîchement engagée par un veuf, et dont la sensualité ne tarde pas à mettre en émoi toute la maisonnée, dont un adolescent de quatorze ans. Le succès, phénoménal, va aussi cantonner la comédienne, excellente au demeurant, à ce genre de rôle. Rares sont les films qui en réchappent. On retient surtout Les mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau qu’elle tourne en 1971 aux côtés de Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo (qui sera son compagnon durant huit ans), Sans Mobile apparent de Philippe Labro, L’innocent, et Passion d’amour d’Ettore Scola. Après avoir connu l’ivresse de la gloire durant la décennie 70, Laura Antonelli va peu à peu basculer du côté obscur au cours de la suivante. La chute sera inexorable.

Les mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau (1971)

Avec Jean-Paul Belmondo au Festival de Cannes en 1974

L’innocent (L’innocente) de Luchino Visconti (1976)

Péché véniel (Peccato Veniale) de Salvatore Samperi (1974)

 « La mélancolie, c’est comme une maladie, on ne s’en débarrasse jamais… »

En 1991, elle est arrêtée pour possession de cocaïne et fait la une de la presse à scandale. Cette exposition malsaine lui vaut d’être sollicitée pour reprendre son rôle de soubrette dans le piètre remake de Malicia, Malicia 2000, paresseusement réalisé par le même Salvatore Samperi. Sur le tournage, des injections de collagène destinées à atténuer ses rides vont lui provoquer une allergie si sévère qu’elle sera quasiment défigurée. Laura Antonelli, fragile, mal entourée, va dès lors entamer une lente descente aux enfers. Elle s’isole, se débarrasse de tous ses biens matériels et se tourne vers la religion. Jusqu’à sa mort, survenue en 2015 (à soixante-treize ans), elle vivra en ermite, méconnaissable, dans un modeste deux-pièces de Ladispoli, ville côtière à quarante kilomètres de Rome.

Voyage en Italie

Au moment où Philippe Brunel écrit le livre, Laura Antonelli est encore de ce monde. Au dernier journaliste qui avait souhaité la rencontrer elle avait répondu : « Laissez-moi. Laura Antonelli n’existe plus. » Le récit de cette quête fiévreuse transporte dans une Italie écrasée de soleil, des plages de Maccarese à Ladispoli en passant par la villa de Cerveteri, autrefois demeure de l’actrice et de tous les scandales. Les quartiers de Rome n’ont pas de secrets pour l’auteur. On y croise les fantômes de Luchino Visconti, Danilo Donati, Pier Paolo Pasolini, Alida Valli, Anna Magnani, mais aussi des amis de Laura Antonelli, tel Marco Risi, fils de Dino, ou l’acteur Lino Banfi. Toutes ces rencontres, ces rendez-vous dans des lieux insolites parfois, finissent par lever le voile sur le mystère Laura Antonelli. À l’expérience de journaliste viennent se mêler les souvenirs de jeunesse. La plume à la fois alerte et poétique de Philippe Brunel bouleverse et tient le lecteur en haleine. Jusqu’à la fin, le suspense est total.

 

« Je n’ai toujours pas résolu ce qui m’attirait dans cette histoire, au-delà de cette fascination qu’on éprouve devant l’absurdité de notre présence au monde… »

Laura Antonelli