MADS MIKKELSEN, À LA FOLIE (Michael Kohlhaas, La chasse, Royal Affair)

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Sa « gueule » aurait pu le cantonner à jouer les vilains à Hollywood et sa stature athlétique, les héros de films d’action. Son intelligence et son charisme ont fait la différence. Depuis sa prestation sensationnelle dans le drame existentiel After The Wedding, de Susanne Bier, nominé à l’Oscar du Meilleur film étranger en 2007, les réalisateurs, tous genres et horizons confondus, ne peuvent plus se passer du magnétique Mads Mikkelsen. Le guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn enchaîne les premiers rôles, rafle les prix d’interprétation et se paie le luxe d’être le héros d’une série américaine déjà culte. En regardant de plus près sa filmographie, plusieurs films récents mettent en évidence une constante dans le choix de ses rôles : justes, bons et loyaux, les personnages qu’il incarne finissent toujours par s’en prendre plein la figure. Mads Mikkelsen aurait-il une prédisposition à jouer les martyrs ?

 

Michael Kohlhaas

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Arnaud des Pallières
2013 – France — Allemagne
DVD/Blu-ray M6 Vidéo

Au XVIe siècle dans les Cévennes, Michael Kohlhaas (Mads Mikkelsen), marchand de chevaux protestant d’origine allemande, coule des jours heureux avec sa femme et sa fille. Un jour, en se rendant à la foire pour vendre des bêtes, il se heurte à un baronnet (Swann Arlaud) qui l’oblige à payer un droit de péage pour traverser ses terres, alors que cette taxe a été abolie. Parce qu’il n’a pas d’argent sur lui, Kohlhaas est contraint de laisser en gage deux de ses chevaux et son valet. Lorsqu’il revient, il constate que ses bêtes ont subi des mauvais traitements, tout comme son valet, qui a dû s’enfuir. Décidé à faire valoir ses droits, le marchand saisit la justice. Mais le jeune baron étant parent de la famille royale, il est débouté par le tribunal. Kohllhaas s’entête alors à obtenir réparation, même s’il doit lever une armée pour y réussir…

Déjà porté à l’écran en 1969 par Volker Schlöndorff, le roman philosophique de l’Allemand Heinrich von Kleist, publié en 1810 et prisé par Kafka, est revisité avec une rare radicalité dans le film du Français Arnaud des Pallières. La mise en scène épurée, les décors naturels austères et rugueux, et la présence imposante et magnifique de Mads Mikkelsen en font une œuvre à la fois singulière et universelle, très proche du cinéma d’Herzog. L’acteur danois est impérial dans ce rôle de rebelle entêté, à la fois doux et implacable, prêt à mettre le royaume à feu et à sang, assoiffé de justice au point de tout lui sacrifier. Le dilemme moral posé par l’auteur allemand résonne de manière éclatante. Sous ses atours de western médiéval, Michael Kohlhaas interroge sur le bien fondé de la vengeance et de la justice qui conduit au fanatisme. La puissance naturaliste du film fascine. L’âpreté et la démesure du héros se reflètent dans les paysages remarquablement photographiés par la chef-opératrice Jeanne Lapoirie, tandis que la musique médiévale de Martin Wheeler se fait complice de la nature (vent, murmure des ruisseaux, bourdonnements d’insectes, bruissements des arbres…). En clin d’œil à sa prestation dans La Marquise d’O de Rohmer, adapté lui aussi d’un roman de Heinrich von Kleist, Bruno Ganz joue un gouverneur sensible, tandis que Denis Lavant campe un Luther épatant. En dépit de sa violence brute, de la pertinence de son discours et de la splendeur de ses images, Michael Kohlhaas a divisé la critique et le public du festival de Cannes 2013, où il était en compétition. Ce film remarquable a obtenu en 2014 les César de la Meilleure musique originale et du Meilleur son.

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La chasse (Jagten)

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Thomas Vinterberg
2012 — Danemark
DVD/Blu-ray Studiocanal

Dans une petite ville du Danemark, Lucas (Mads Mikkelsen) est animateur au jardin d’enfants depuis la fermeture de l’école où il était professeur. Eprouvé par un divorce difficile, ce quadragénaire doux et patient est adoré par les bambins. Un peu trop. Un jour il éconduit délicatement la fille de son meilleur ami, qui vient de lui faire une déclaration d’amour. Vexée, l’enfant se venge en laissant croire à la directrice que Lucas a eu, envers elle, un comportement inconvenant. Ce petit mensonge va prendre des proportions démesurées…

Remarqué en 1995 pour le phénoménal Festen, réalisé selon les principes du Dogme, dont il est le cofondateur (avec, entre autres, son compatriote Lars von Trier), le Danois Thomas Vinterberg est revenu en force avec ce film choc qui a valu à Mads Mikkelsen le Prix d’interprétation à Cannes en 2013. La chasse pourrait être l’antithèse de Festen, qui dénonçait les actes incestueux d’un patriarche, homme respecté dont la moralité ne pouvait être mise en cause. Ici, au contraire, la personnalité sans équivoque de Lucas, un type bien, apprécié de tous les membres de la communauté, ne va en aucune façon mettre un frein à l’hystérie collective. Lucas n’aura même pas droit au bénéfice du doute. En 1967, André Cayatte, fervent défenseur de la présomption d’innocence, développait une intrigue similaire dans Les risques du métier, dans lequel Jacques Brel incarnait un instituteur accusé de viol par l’une de ses élèves. Quarante-cinq ans plus tard, Vinterberg délaisse le réalisme propre à Cayatte et n’hésite pas à outrer les situations. La chasse est bel et bien un conte, dans lequel la noirceur de la nature humaine est exacerbée. Ainsi, la violence de la réaction des collègues et amis de Lucas vire à la haine pure et simple, tandis que ce dernier s’accroche à son innocence avec une passivité presque christique. Le mensonge de l’enfant, avéré pour le spectateur dès le début du film, n’est pas tant au centre du récit que la trahison des proches, dont une simple rumeur, un prétexte en somme, est à l’origine. Même si la fillette avoue très vite son mensonge (« j’ai dit des bêtises »), il est déjà trop tard. Les adultes ne l’entendent plus. La machine est en marche. La chasse est ouverte. Tel un archange, Mads Mikkelsen, au jeu retenu et intériorisé, campe à la perfection cet innocent traqué, méprisé et digne, qui se tient droit devant l’injustice des hommes et reste humain, jusqu’au bout.

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Royal Affair (En Kongelig Affære)

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Nikolaj Arcel
2012 – Danemark – Suède – République tchèque
DVD/Blu-ray Jour2Fête

En 1766, la jeune Caroline Mathilde de Hanovre (Alicia Vikander) quitte son Angleterre natale pour épouser le roi Christian VII du Danemark (Mikkel Boe Følsgaard, impressionnant), de deux ans son aîné. Jeune fille instruite et éclairée, elle découvre avec désappointement la personnalité psychologiquement instable de son mari, qui lui préfère les prostituées des bas-fonds de la ville. Elle déchante également face à l’obscurantisme de ce pays qui censure les écrivains et philosophes des Lumières, qu’elle aime tant. Après avoir donné naissance à un héritier, la jeune reine se résigne à la solitude. Mais l’arrivée du nouveau médecin personnel du roi, le séduisant Allemand Johann Friedrich Struensee (Mads Mikkelsen), un homme humaniste et progressiste, va bouleverser son existence, et le destin du Danemark tout entier…

Royal Affair retrace une page méconnue de l’histoire du Danemark avec un remarquable sens du romanesque. L’académisme de la reconstitution est bousculé par le souffle du romantisme, exhalé par les charismatiques Mads Mikkelsen et Alicia Vikander, jeune actrice suédoise remarquée aux côtés de Keira Knightley dans le récent Anna Karénine. Le scénario est inspiré du Médecin personnel du roi, roman de Per Olov Enquist, mais se base surtout sur Prinsesse Af Blodet, de Bodil Steensen-Leth, qui adopte le point de vue de la reine Caroline. Habile, Nikolaj Arcel fait une peinture pleine d’humour de ce royaume du Danemark sous emprise du clergé, empesé et arriéré, qui va connaître un envol inespéré grâce aux idées progressistes de Struensee, que partage la jeune reine. L’influence de ce disciple des Lumières sur le roi maniaco-dépressif fait des miracles. Christian VII, peu intéressé par l’exercice du pouvoir, laisse à son médecin, devenu ministre, le champ libre pour réformer le pays sa guise, et devient, un temps, le monarque le plus éclairé d’Europe. Hélas, la découverte par la cour réactionnaire et hostile à Strensee de la liaison adultère de la reine avec le mentor du roi sonnera la fin de la récréation pour le Danemark. La suite sera tragique. Entre combats politiques et amours clandestines, Royal Affair gagne sur tous les tableaux, et se révèle à la fois cours d’histoire pédagogique et divertissement palpitant et glamour. Nominé en 2013 à l’Oscar et au César du Meilleur film étranger, le film a remporté deux Ours d’argent à Berlin en 2012, pour le scénario et la performance stupéfiante de Mikkel Boe Følsgaard.

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SACRIFICE (BURNING BUSH)

Résonnant comme un écho aux récents événements en Ukraine, la mini-série d’Agnieszka Holland revient sur une page tragique de l’occupation de la Tchécoslovaquie par l’Union Soviétique. Conçue comme un thriller judiciaire à suspense, cette saga en trois épisodes de 80 minutes reconstitue l’histoire avec une authenticité qui fait froid dans le dos.

 

Sacrifice – Burning Bush (Horící ker)

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Mini-série tchèque créée en 2013 par Agnieszka Holland et Stepan Hulik
Double-DVD Editions Montparnasse paru le 1er avril 2014 (Diffusée sur Arte le 27 et 28 mars 2014)

Le 16 janvier 1969, Jan Palach, sage étudiant en faculté de lettres, s’immole par le feu en pleine journée, sur la place Venceslas à Prague. Dans la lettre retrouvée dans son cartable, le jeune homme revendique son geste comme un acte de protestation contre l’occupation soviétique. Il appelle à la grève des ouvriers et annonce que si des mesures en faveur de la liberté d’expression ne sont pas prises, d’autres étudiants s’embraseront. Pour prévenir le mouvement populaire qui s’annonce, le gouvernement entreprend de discréditer et de faire passer Palach pour un déséquilibré. Malgré les intimidations policières, une jeune avocate humaniste, Dagmar Buresova (Tatiana Pauhofova), accepte de défendre la mère dévastée de Palach, qui intente un procès en diffamation contre un député à la solde des Soviétiques…

Il avait vingt et un ans et il ne voulait pas mourir. Son sacrifice, devenu un symbole de résistance et de liberté, a traumatisé la Tchécoslovaquie. La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland, alors étudiante à l’Académie du Film de Prague, a assisté, le 21 août 1968, à l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie sous commandement soviétique. Cette agression a mis un terme au processus démocratique et aux réformes libérales engagées au printemps avec l’arrivée au pouvoir d’Alexander Dubcek. Un générique très explicite suffit à la cinéaste pour décrire le passage de la liberté à l’oppression, et l’authenticité de la reconstitution impressionne dès les premières minutes. Les jeunes et les étudiants, qui avaient été galvanisés par l’espoir d’une ouverture vers l’Occident, sont les premiers touchés par cette « normalisation » qui rétablit la censure et la répression policière. La série débute par l’immolation de Jan Palach, qui fait l’effet d’une bombe. La passivité et l’indifférence des Tchèques envers l’occupation sont alors remises en question dans tout le pays. Le régime et la police sont aussitôt sur les dents pour trouver les éventuels « suiveurs » de Palach, tandis qu’ils le décrédibilisent dans les médias. Accablée après avoir découvert les propos dévastateurs d’un député dans le journal, Madame Palach entreprend de l’attaquer pour diffamation. Le leader des étudiants lui conseille de se tourner vers Dagmar Buresova, jeune avocate spécialisée dans les affaires estudiantines. La jeune femme, mère de deux petites filles, commence par refuser cette mission impossible, vouée à l’échec et non sans danger, puis se ravise. La bataille pour réhabiliter l’honneur de Jan Palach ainsi que son sacrifice héroïque, va devenir la sienne, même si il ne fait aucun doute que dans cette partie, les dés sont pipés. C’est ce combat pour la justice, du pot de terre contre le pot de fer, qui est conté avec minutie en trois épisodes passionnants. Tournée à Prague, avec des acteurs tchèques, la reconstitution propulse dans cette Tchécoslovaquie sous chape de plomb communiste, et la mise en scène d’Agnieszka Holland, nominée aux Oscars en 1992 pour Europa Europa, et qui a récemment collaboré aux excellentes séries The Killing et Treme, est sobre, réaliste et sans effets mélodramatiques appuyés. On peut reprocher à cette série produite par HBO Europe son austérité, ses quelques longueurs et ce petit manque de peps qui lui aurait permis de séduire un large public. Mais les passionnés d’histoire, en revanche, seront à la fête. Et si son statut de mini-série « déjà diffusée » lui a valu d’être écartée des nominations à l’Oscar du Meilleur film étranger, Sacrifice a été récompensée dans plusieurs festivals, et a raflé huit Lions (les prix les plus prestigieux attribués aux œuvres de cinéma et de télévision tchèques) en 2013.

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Test DVD :

Interactivité
Pas de bonus, hélas.

Image ***
Format : 1.77
Très belle définition pour cette image qui restitue les partis pris de la photo aux teintes neutres.

Son **
DD 2.0 en tchèque sous-titré français
Une seule piste, très correcte, et adéquate au style intimiste de la série.
 

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LE SECRET DERRIÈRE LA PORTE

 

Carlotta publie ce mois-ci, en DVD et Blu-ray, un des plus beaux films de Fritz Lang, en version soigneusement restaurée. La psychanalyse est au cœur de ce thriller à suspense aux atours fantastiques, divinement servi en 1947 par une des actrices fétiches du cinéaste : Joan Bennett.

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Le secret derrière la porte (Secret Beyond The Door)

Joan Bennettt as Celia Lamphere in SECRET BEYOND THE DOOR (1948, Fritz Lang).

Fritz Lang
1947 (DVD/Blu-ray Nouveau master restauré paru chez Carlotta Films le 20 mars 2014)

En vacances au Mexique, Celia Barrett (Joan Bennett), riche héritière new-yorkaise, tombe sous le charme de Mark Lamphere (Michael Redgrave), un séduisant architecte américain. Le coup de foudre est réciproque et ils se marient aussitôt. Le bonheur est de courte durée. En pleine lune de miel, Mark part précipitamment à New York pour des raisons obscures. Il demande à son épouse de l’attendre dans son manoir de famille sur la côte Est. Dans cette demeure austère, Celia découvre la face cachée de l’homme qu’elle vient d’épouser : sa première femme est morte dans des circonstances mystérieuses, et il a un fils dont il lui a caché l’existence. Comble d’étrangeté, Mark a une passion singulière : il reconstitue, dans la maison, des pièces qui ont été le théâtre d’un meurtre…

Quatrième et dernière collaboration de l’actrice Joan Bennett avec Fritz Lang après les remarquables Chasse à l’homme, La femme au portrait et La rue rouge, Le secret derrière la porte rejoint par bien des aspects, formels et narratifs, le cinéma d’Alfred Hitchcock. A la différence des drames précités, le fantastique s’invite ici d’emblée. Le mystère fait son apparition dès les premières minutes, avec la voix-off de Celia, qui, l’espace d’un instant, a ressenti le souffle de la mort autour de l’homme dont elle vient de s’éprendre. Comme dans un conte initiatique (on pense inévitablement à Barbe Bleue), l’héroïne va devoir affronter une série d’épreuves, tandis qu’elle s’interroge sur la véritable personnalité de son époux, au comportement de plus en plus étrange. Les similitudes avec Rebecca, le roman de Daphné du Maurier, dont Hitchcock a signé l’adaptation en 1940, sont également frappantes : la première épouse est décédée dans des circonstances mystérieuses ; la maison recèle des secrets, des pièces interdites, et ses occupants semblent tous avoir quelque chose à cacher… Introduites dès les premières minutes, l’angoisse et la tension vont crescendo. Lang fait se déchaîner les éléments (pluie diluvienne, éclairs, coups de tonnerre, nappes de brouillard) et multiplie les effets horrifiques venus tout droit du cinéma expressionniste allemand dont il a été un des maîtres. Le noir et blanc sied aux jeux d’ombres, et on ne compte plus les plans iconiques de la silhouette glamour de Joan Bennett se découpant dans l’obscurité des couloirs, ou ceux du visage illuminé ou inquiétant du fade Michael Redgrave (père de Vanessa Redgrave). Dans cette imagerie gothique, le personnage de Celia, très ancré dans la réalité et non dénué d’humour, détonne. Joan Bennett n’est plus la créature fatale de La femme au portrait. La femme qu’elle campe ici se distingue par son indépendance, son courage et son intelligence. L’amour pour son étrange époux est plus fort que la peur qu’il lui inspire. Pour comprendre et sauver l’homme qu’elle aime, elle sait qu’elle doit, coûte que coûte, découvrir l’origine de ses pulsions. Cinéaste du crime par excellence, Lang (comme Hitchcock) s’intéresse à la psychologie de l’assassin (voir M Le maudit). On peut regretter que les mécanismes de la névrose de Mark finissent par être décryptés de manière un tantinet simpliste, et n’y voir qu’un certain engouement du cinéaste pour la psychanalyse, alors en vogue dans le cinéma hollywoodien (Hitchcock a réalisé La maison du Dr Edwardes deux ans plus tôt). Mais tout pédagogique qu’il soit et en dépit de son échec commercial, Le Secret derrière la porte demeure un film intense et flamboyant, porté par une Joan Bennett au sommet de son art.

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 Test DVD :

Interactivité**
Le film est suivi d’un très beau portrait de l’actrice Joan Bennett, dont le texte, de Christian Viviani, est paru dans Positif en 1991 (10 minutes). Un second document (17 minutes) est consacré aux réflexions pertinentes de Fritz Lang sur la fascination de l’être humain pour le meurtre et la sienne en particulier. Ses propos sont extraits de son entretien avec Alfred Eibel publié dans le livre Trois lumières, écrits pour le cinéma. Un diaporama complète le programme.

Image ***
Format : 1.33
Belle restauration, qui permet de redécouvrir le film dans des conditions idéales. Les contrastes de ce noir et blanc sont saisissants, même si quelques plans sont parfois un peu granuleux.

Son : ***
DD 1.0 en anglais sous-titré français
Sous-titres français imposés
Fidèle à la piste d’origine, ce Mono, très propre, est satisfaisant. Les dialogues sont clairs. Les effets sonores et la musique bénéficient d’un beau relief.

Les fans de Fritz Lang et de Joan Bennett pourront également se tourner vers l’excellente édition DVD de la collection Classics Confidential de Wild Side Video, qui regroupe La rue rouge et La femme au portrait, accompagnés d’un livre de Jean-Ollé Laprune.

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