
Le retour de mes « pétroleuses » préférées, Michelle Randolph et Ali Larter, dans la saison 2 de Landman.
En attendant de découvrir les trésors de 2026, voici ce que j’ai particulièrement aimé en 2025, au cinéma et sur le petit écran.
(Click on the planet above to switch language.)
TOP 10 FILMS
1 – UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE de Paul Thomas Anderson
24 septembre 2025

Une claque ! Ma critique ici.
2 – UN PARFAIT INCONNU de James Mangold
29 janvier 2025

Une immersion bluffante dans le Greenwich Village fantasmatique, avec un Timothée Chalamet impeccable en jeune Bob Dylan. Ma critique ici.
3 – VALEUR SENTIMENTALE de Joachim Trier
29 août 2025

Merveille de film. Ma critique ici.
4 – EDDINGTON de Ari Aster
16 juillet 2025

Gonflé et terriblement pertinent. Ma critique ici.
5 – A HOUSE OF DYNAMITE de Kathryn Bigelow
2 novembre 2025

Idem. Ma critique ici.
6 – LIFE OF CHUCK de Mike Flanagan
11 juin 2025

Merveille de film 2. Ma critique ici.
7 – CLOUD de Kiyoshi Kurosawa
4 juin 2025

Un employé d’usine lassé de son job abrutissant entreprend de se lancer dans la revente d’objets en ligne. De petites combines en vraies malversations, il finit par se retrouver traqué par des gens animés de très mauvaises intentions. Un jeu de massacre passionnant signé par le cinéaste de Cure et Kaïro.
8 – JE SUIS TOUJOURS LÀ de Walter Salles
15 janvier 2025

En 1971, à Rio de Janeiro sous le joug de la dictature militaire, la maison des Paiva, non loin de la plage, est pleine d’enfants, d’amis, de rires. Mais un jour, les hommes du régime viennent arrêter le père, ingénieur, qui disparaît sans laisser de traces. Son épouse et ses enfants vont remuer ciel et terre pour le retrouver. Inspiré d’une histoire vraie, ce film est aussi magnifique que bouleversant.
9 – THE BRUTALIST de Brady Corbet
12 février 2025

Une fresque hallucinée et monumentale, à la mise en scène époustouflante. Le travail sur l’image et le son est sidérant. Son réalisateur, Brady Corbet, n’a que trente-sept ans. Adrien Brody et Guy Pearce sont fabuleux.
10 – TRAIN DREAMS de Clint Bentley
21 novembre 2025

Cette adaptation d’un livre de Denis Johnson mise en scène par le scénariste du récent Sing Sing et distribuée par Netflix, est d’une beauté renversante. Le toujours impeccable Joel Edgerton campe cet humble bûcheron des grandes forêts du nord de l’état de Washington qui assiste aux grands changements du début du XXe siècle. De la poésie pure sur l’écran. La chanson-titre est une collaboration Nick Cave-Bryce Dessner, par ailleurs compositeur de la musique du film.
TOP 10 SÉRIES
1 – FAMILIES LIKE OURS (Canal+)

Visionnaire. Ma critique ici.
2 -TASK (HBO)

Après Mare Of Easttown, on fond à nouveau devant la nouvelle mini-série de Brad Ingelsby. Un sans faute. Ma critique ici.
3 – THE STUDIO (Apple TV)

Les affres du quotidien du fraîchement promu directeur de Continental Studios (Seth Rogen), société de production en difficulté, partagé entre l’envie de monter de « grands films », et celle de survivre dans un milieu hypocrite, narcissique et lâche. Très librement inspirée de la française Dix pour cent, la série est particulièrement appréciée des cinéphiles. Martin Scorsese et Ron Howard, dans leur propre rôle, font des apparitions hilarantes.
4 – CIMETIÈRE INDIEN (Canal+)

Avec Plaine orientale, cette série policière fait partie des bonnes surprises françaises de l’année. L’ensemble de la distribution assure, à l’image de Mouna Soualem, parfaite. Thomas Bidegain, le scénariste fétiche de Jacques Audiard, est aux manettes. Ma critique ici.
5 – ADOLESCENCE (Netflix)

Le phénomène de 2025. Ma critique ici.
6 – LA VOIE DU DROIT (Beyond The Bar) (Netflix)

Un K-drama très réussi, porté par une brochette de comédiens formidablement attachants, qui explore les rouages du système judiciaire coréen.
7 – THE BEAST IN ME (Netflix)

Ce jeu du chat et de la souris entre Claire Danes (experte en l’art de jouer les femmes au bout du rouleau) et Matthew Rhys, ambigu et démoniaque à souhait, est truculent.
8 – LE GUÉPARD (Netflix)

Cette somptueuse adaptation en six épisodes du best-seller de Giuseppe Tomasi di Lampedusa n’a pas à rougir de la comparaison avec le chef-d’œuvre de Luchino Visconti. En faisant de la vertueuse et discrète Concetta la véritable héroïne, la série pose un regard neuf sur l’histoire, et gagne également en efficacité. Qu’on se rassure, si le beau Kim Rossi Stuart assure en Prince de Salina, Claudia Cardinale et Alain Delon restent Angelica et Tancrède pour l’éternité.
9 – À L’AUBE DE L’AMÉRIQUE (Netflix)

Violente, sauvage, cruelle, cette immersion dans la conquête de l’Ouest, avec un Taylor Kitsch taiseux et héroïque, déménage. Les Mormons, et notamment leur leader Brigham Young, en prennent pour leur grade. Pas pour les âmes sensibles.
10 – PLURIBUS (Apple TV)

Forte d’une intrigue plutôt astucieuse, cette série de SF créée par Vince Gilligan, scénariste de Breaking Bad, est la surprise de la fin d’année 2025. Rhea Seehorn fait un vrai numéro. On attend la saison 2 avec impatience.
En bonus : SLOW HORSES Saison 5 (Apple TV)

Brillantissime, la série se bonifie saison après saison, et Gary Oldman et son équipe sont plus que jamais aux petits oignons. Ma critique ici.
Et SEVERANCE Saison 2 (Apple TV)

L’épatante série lynchienne créée par Dan Erickson et réalisée par Ben Stiller semblait avoir tiré sa révérence en 2025, mais il se pourrait qu’une saison 3 voie le jour. Affaire à suivre. Tant qu’Adam Scott et Britt Lower sont de la partie…
TOP 10 PERFORMANCES
Ils et elles ont brillé en 2025.
1 – Benedetta Porcaroli (Le Guépard)

La jeune actrice italienne fait une Concetta intelligente, touchante, sublime. Elle a tout pour elle.
2 – Rebecca ferguson (A House Of Dynamite, Silo)

En officier supérieur de la Situation Room ou en détective de choc dans un monde post-apocalyptique, l’actrice suédoise force invariablement l’admiration.
3 – Inga Ibsdotter Lilleaas (Valeur sentimentale)

Dans le film de Joachim Trier, elle est la douce Agnes, petite soeur de Nora campée par la déménageuse Renate Reinsve. On ne peut que l’aimer.
4 – Elle Fanning (Valeur sentimentale – Un parfait inconnu)

On ne la présente plus, mais quoi qu’elle fasse, elle fait des étincelles. Sa justesse est stupéfiante.
5 – Mouna Soualem (Cimetière indien)

Une belle et sacrée présence.
6 – Verlee Baetens (Plaine orientale, The Deal)

L’actrice belge, très douée, est décidément à l’aise dans tous les registres.
7 – Taron Egerton (Smoke)

Comme dans Black Bird, la précédente mini-série de Dennis Lehane, il montre ici toute l’étendue de son talent. Taron Egerton est un acteur génial.
8 – Emilia Jones (Task)

Elle est la perle de cette série emmenée par les solides Mark Ruffalo et Tom Pelphrey. Une révélation.
9 – Jun Ho-Lee (Typhoon Family)

Passé de beau gosse oisif à sauveur de la petite entreprise léguée par son père, l’acteur coréen déploie une palette d’émotions inouïe. Et en plus, il chante. Une leçon.
10 – Pierce Brosnan et Helen Mirren (MobLand)

La série criminelle coproduite par Guy Ritchie n’est peut être pas d’une folle originalité, mais elle est désopilante. Et notamment grâce aux performances d’Helen Mirren et Pierce Brosnan, le couple infernal à la tête d’une famille mafieuse de Londres. En reine des garces, l’actrice de la Royal Shakespeare Company s’en donne à coeur joie. Quant à celui qui fut l’un des plus séduisants James Bond, son accent irlandais à couper au couteau ainsi que son langage fleuri sont un régal.
BONNE ANNÉE 2026 À TOUS MES LECTEURS ! ♥


La surprise de l’été ! Un polar envoûtant qui frise la perfection. Ma critique
Un petit bijou nostalgique et un film sur la jeunesse porté par des comédiens épatants. Ma critique
Une comédie policière et romantique au charme renversant. Bravo Louis Garrel ! Ma critique
Chargé d’atmosphères, et emmené par un Robert Pattinson ténébreux en diable, ce Batman néo-punk est incroyablement romantique. Ma critique
Ambiances de western, climat anxiogène, cruauté et violence… ce thriller franco-espagnol aborde une problématique à la fois universelle et intemporelle. Puissant ! Ma critique
Un film noir tortueux et hitchcockien, élégant et fascinant, interprété par un tandem d’acteurs séduisants. Ma critique 
Une plongée dans les tourments de Lady Di. Un film hypnotique, poétique, et magnifique à tous points de vue. Ma critique
Adapté des mémoires du romancier J. R. Moehringer, ce récit initiatique possède un charme fou. Ben Affleck, que l’on croyait perdu pour la cause, y brille particulièrement. Bande-son (Devo, Paul Simon, Chic, Jackson Browne…) à tomber !

Si Michael Mann n’a réalisé que le pilote, son empreinte est palpable tout du long de cette plongée dans la mafia japonaise adaptée des mémoires du reporter Jake Adelstein. Une première saison passionnante de 8 épisodes, avec Ansel Elgort, Ken Watanabe, Shô Kasamatsu, Rachel Keller et Riko Kikuchi.
Le K-drama de l’année ! Produite par le Studio Dragon, cette chronique de la vie de jeunes gens qui tentent de trouver leur voie dans le contexte économique complexe de la fin des années 90 est bourrée de charme. Jamais l’escrime n’aura été filmée avec un tel brio (deux des personnages principaux sont des championnes de haut niveau) et le tandem de stars Nam Joo-hyuk/Kim Tae-ri fait des étincelles.
La Corée du Sud toujours, de la romance encore, mais ici, l’ambiance est à la sauvagerie et à l’horreur. Dans un lycée où les élèves se transforment en zombies les uns après les autres, des ados tentent de survivre alors que les autorités, dépassées par les événements, les abandonnent à leur sort. Un show tendu, aux images spectaculaires. Avec Chan-Young Yoon et Park Solomon.
Un quatuor de scénaristes émérites dont deux (Hélier Cisterne et Katell Quilléveré) à la réalisation, une brochette de jeunes talents parmi lesquels Anthony Bajon et l’épatant Andranic Manet (dans le rôle de Dee Nasty)… Mieux qu’une évocation des débuts de NTM, voici un formidable portrait de la jeunesse pleine de rêves qui, dans les années 80, a contribué à l’émergence de la culture hip-hop en France. Six épisodes fougueux et éblouissants.
Le portrait d’un groupe, les Sex Pistols, passé comme une météorite dans le ciel du rock. Basé sur les mémoires de Steve Jones (guitariste et fondateur du groupe), le script arrange l’histoire à sa sauce et exagère l’importance de Chrissie Hynde, qui n’en demandait pas tant. Qu’importe ! Beaucoup de faits sont exacts, et la mise en scène de Danny Boyle déchire. L’occasion de voir les pérégrinations des jeunes Vivienne Westwood, Jordan et Malcolm McLaren, mais aussi de s’immerger dans cette Angleterre de la seconde moitié des années 70 violentée par la politique de Margaret Thatcher.
Une reconstitution intelligente de la tragédie qui a secoué la France de 1986. À Paris, Malik Oussekine, jeune étudiant français d’origine algérienne, rentre tranquillement chez lui après avoir assisté à un concert de jazz lorsqu’il est poursuivi par des Voltigeurs. Ces policiers à moto, déployés dans la capitale depuis les manifestations des étudiants, en colère contre le projet de loi Devaquet, ont l’ordre de disperser les excités. Malik Oussekine n’est pas une menace, mais il est d’origine arabe. Ça lui vaut d’être tabassé à mort dans le hall d’immeuble où il a tenté de se réfugier. Créée par Antoine Chevrollier, la mini-série de quatre épisodes met en exergue le cynisme et la dérive autoritaire du pouvoir (François Mitterrand est alors président) durant toute cette affaire. Un uppercut et des comédiens au top ! Avec Sayyid El Alami, Hiam Habbass, Kad Merad, Laurent Stocker, Mouna Soualem, Tewfik Jallab et Thierry Godard, l’épatant Gilou d’Engrenages, qu’on a jamais tant détesté.
Une série de malencontreux hasards peut transformer n’importe quel individu en assassin. C’est le postulat de départ de cette mini-série imaginée par Steven Moffat, le créateur de
Le tournage du Parrain ne fut pas un chemin de roses. La mafia et un certain Frank Sinatra ont tout fait pour contrecarrer le projet. Adaptée des mémoires du producteur Albert S. Ruddy, cette mini-série drôle et flamboyante de Leslie Greif et Michael Tolkin (scénariste de The Player) propulse dans le Hollywood du début des années 70 et fait revivre les légendes, comme le directeur de production Robert Evans, Marlon Brando, l’auteur Mario Puzo ou Sinatra. La distribution est aux petits oignons : Miles Teller, Matthew Goode, Colin Hanks, Dan Fogler, Giovanni Ribisi, Burn Gorman, Nora Arnezeder, sans oublier la formidable Juno Temple. Un régal pour les cinéphiles !
Ce n’est certes pas la série feel-good de l’année, et c’est même probablement le show dont le visionnage se révèle le plus éprouvant. En revanche, elle revêt un intérêt historique indéniable et une pertinence bienvenue. Ce portrait acide de Boris Johnson, campé par un Kenneth Branagh bluffant, ne fait pas dans la dentelle. Lui et son gouvernement sont constamment tournés en ridicule, et ce serait drôle si le mandat de BoJo ne correspondait pas à l’arrivée de la pandémie de Covid, qu’il a gérée de manière catastrophique. Cette mini-série coécrite par Kieron Quirke et Michael Winterbotton (The Road To Guantanamo) a des accents de faux-documentaire, taillé pour marquer les consciences. Les nombreuses séquences dans les hôpitaux et les maisons de retraite, où les malades et les soignants sont confrontés à la mort dans des conditions scandaleuses, sont redoutables de réalisme. Elles sont un contrepoint nécessaires à la légèreté avec laquelle l’artisan du Brexit a abordé les problèmes. Glaçant !
La performance de l’année !
La belle actrice française révèle ici un tempérament comique insoupçonné. Elle est très très drôle.
Le talent d’acteur à l’état pur. Ce n’est pas nouveau, mais c’est toujours bluffant. Une leçon.
L’actrice sud-coréenne avait déjà brillé dans Mademoiselle de Park Chan-wook et dans la série Mr Sunshine. Aux dernières nouvelles, elle est donc toujours aussi géniale.
Aux côtés de Chloé Jouannet et de la toujours impeccable Pascale Arbillot, Louise Coldefy fait montre d’un tempérament de feu. Elle est tout bonnement irrésistible dans cette sympathique comédie, premier film de Noémie Lefort, qui se distingue aussi par la musique du duo français Pur-Sang, dont la reprise de « I Was Made For Lovin You » immortalisée par Kiss, est magnifique.
Le blockbuster échevelé de Michael Bay permet à l’acteur américain de jouer un rôle de psychopathe inattendu, qui rappelle le fou furieux campé par Nicolas Cage dans Face-Off de John Woo. Un personnage borderline jusqu’à en être comique, et un Gyllenhaal très à l’aise dans ce festival d’explosions et de cadrages hallucinants. Pour la finesse, on repassera, mais pour le spectacle, c’est tout bon.
À l’instar d’Eléonore Klarwein dans Diabolo Menthe et de Jean-Pierre Léaud dans Les 400 coups, son petit minois grave hante ce film très délicat, qu’elle porte sur les épaules. Elle a tout d’une grande.
Quasi omniprésente devant la caméra d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, Adèle Exarchopoulos exprime le désarroi d’une jeunesse paumée, sans idéaux. Elle est aussi juste que touchante.
Impossible de les départager. Dans des registres très différents, les deux comédiens donnent chacun une véritable leçon de jeu. L’un pince-sans-rire, l’autre volubile, et tous deux excellents.
Qui a suivi la série a forcément remarqué cette jeune actrice danoise. Elle y campe la surdouée polonaise Nadya, que le filou Dominic Morgan (Patrick Dempsey) va prendre sous son aile. Un personnage étrange et attachant qu’elle joue à la perfection. Une révélation.














