MANHATTAN

Chef d’œuvre

Manhattan

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Woody Allen
1979 (Blu-ray Fox Pathé Europa)

Isaac Davis (Woody Allen) est scénariste d’émissions télé peu reluisantes qu’il rêve d’abandonner pour écrire un roman. Il a pour maîtresse une lycéenne mineure adorable et très éprise de lui (Mariel Hemingway) qu’il s’apprête à quitter pour une journaliste snob et insupportable (Diane Keaton) dont il est malgré tout tombé amoureux…

Tourné en noir et blanc au gré de la partition de George Gershwin, Manhattan, véritable ode à New York, allait révolutionner le cinéma de la fin des années 70 et confirmer le tournant de la carrière de Woody Allen, amorcé avec les précédents Annie Hall et Intérieurs. Un auteur était né, intellectuel en diable, qui ne cessera jamais de se remettre en question et avec lui, l’art, Dieu, la mort, les femmes. Dans ce bric-à-brac de relations humaines chaotiques, il y a tout ce qui fait le charme de son univers. A son meilleur ami, qui lui demande avec agacement : « Tu te prends pour Dieu ou quoi ? » Il répond du tac au tac : « Il faut bien que je prenne quelqu’un pour modèle ! ». Unique en son genre, ce petit bonhomme agité et curieux, éternel insatisfait, a su séduire le monde avec ses incohérences et ses imperfections, grâce à un humour phénoménal et une intelligence à toute épreuve. D’une beauté sidérante, Manhattan, nominé aux Oscars 1980 pour le Meilleur scénario et le Meilleur second rôle féminin (Mariel Hemingway), reste le chef-d’œuvre absolu du cinéaste.

A noter que le Blu-ray, disponible depuis 2012 en zone 2 chez Fox Pathé Europa, propose une image sensationnelle.

Manhattan

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Chronique rédigée pour Fnac.com en 2012

HALLOWEEN, LA NUIT DES MASQUES

Quinze ans après avoir massacré sa sœur, Michael Myers s’échappe de l’asile et revient à Haddonfield, où tout le monde se prépare à fêter Halloween… En 1978, John Carpenter donnait vie à l’un des plus célèbres croquemitaines de l’histoire du cinéma…

 

Halloween, la nuit des masques (Halloween)

John Carpenter
1978

Dans la nuit d’Halloween 1963 à Haddonfield, Michael Myers, jeune garçon de six ans, assassine sauvagement sa sœur adolescente de plusieurs coups de couteau, et est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Son médecin, le docteur Loomis (Donald Pleasence), sait que cet enfant mutique est un authentique psychopathe qui n’a aucune notion du bien et du mal. Quinze ans après la tragédie, le jour d’Halloween, Mike Myers s’échappe. Le docteur Loomis est convaincu qu’il est retourné chez lui, à Haddonfield, et qu’un nouveau carnage se prépare…

Avec ce slasher à petit budget qui a fait sensation sur les écrans en 1978, John Carpenter a tout simplement redéfini le film d’horreur, et posé les jalons de toute une série de franchises (de Vendredi 13 à Scream en passant par Freddy). La saga Halloween elle-même, dont le cinéaste se désolidarisera très vite, compte à ce jour huit épisodes (très inégaux) ainsi qu’un remake honorable, réalisé en 2007 par Rob Zombie. Aucun épisode n’arrive à la cheville de l’original, orchestré avec tout le génie de Carpenter, auteur de la musique (il dit lui-même que le film ne fonctionnerait pas sans), et de la mise en scène astucieuse et minimaliste, qui entretient le suspense et procure des sensations de frayeur inouïes. Dénué de gore, sans démonstration horrifique, La nuit des masques reste, quatre décennies après sa sortie, l’un des films les plus terrifiants de l’histoire du cinéma. Il a également permis à la sympathique Jamie Lee Curtis d’entrer dans la cour des grandes héroïnes de l’horreur, dix-huit ans après sa mère, Janet Leigh, tombée dans un bac à douche sous les coups du tueur du mythique Psychose, influence majeure de John Carpenter pour ce film.
1h 31 Et avec Tony Moran, Nancy Kyes, P.J. Soles, Charles Cyphers, Kyle Richards…

Chronique rédigée pour Fnac.com en 2011

SOURCE CODE

Source

« Christina, what would you do if you knew you had less than eight minutes to live ?
– I’d make those seconds count.
– I’d kiss you again.
– Again ? »

Source Code

Source 3

Duncan Jones
2011

Le Capitaine Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) est quelque peu perturbé lorsqu’il se réveille sous les traits d’un certain Sean Fentress, en face de la petite amie de ce dernier (Michelle Monaghan), dans un train roulant vers Chicago. En fait, il est membre d’un projet gouvernemental secret du nom de Source Code. Il a été envoyé dans le passé pour revivre les huit minutes précédant l’explosion du train. Parmi les passagers, se cache en effet un terroriste qui a projeté non seulement cet attentat, mais aussi une future attaque bactériologique sur Chicago. Tant qu’il ne l’aura pas trouvé, Colter sera condamné à revivre cette séquence en boucle et à faire des allers-retours entre passé et futur. La course contre la montre commence…

Révélé en 2009 avec le magnifique Moon, le jeune cinéaste Duncan Jones (fils de David Bowie), fait à nouveau montre de virtuosité dans ce thriller de science-fiction qui reprend le procédé d’ Un jour sans fin. Sous les atours d’un film d’action à suspense, Source Code, paru début 2011, se révèle surtout un voyage initiatique pour un héros en quête d’identité, qui apprend peu à peu à maîtriser son environnement et sa destinée. Les allers-retours dans la boucle temporelle pourront lasser les spectateurs impatients, mais le film, mieux qu’un exercice de style, trouve sa véritable dimension dans sa dernière partie, philosophique, romantique, et extrêmement poétique, qui fait fi de toute vraisemblance scientifique. Certes Source Code n’a pas la puissance de Moon, mais les formidables Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan et Vera Farminga contribuent à faire de ce thriller en trompe l’œil une œuvre extrêmement attachante.
1h 33 Et avec Jeffrey Wright, Michael Arden, Cas Anvar, Russell Peters, Craig Thomas…

BANDE-ANNONCE

Source 2
Source 5
Source code 6

Rédigé pour Fnac.com en 2011