Michelle Randolph et Ali Larter dans la série Landman
En attendant de découvrir les merveilles de 2025, voici ce que j’ai particulièrement aimé en 2024, au cinéma et sur le petit écran.
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TOP 10 FILMS
1 – EMILIA PÉREZ de Jacques Audiard (21 août 2024)
La comédie musicale du réalisateur français en a mis plein la vue. Après les quatre Golden Globes remportés le 5 janvier dernier, il pourrait bien rafler un ou deux Oscars en mars. Ma critique ici.
2 – ANORA de Sean Baker (30 octobre 2024)
La Palme d’or de Cannes 2024. Un conte de fées qui part en vrille. Tout ce qu’on aime ! Ma critique ici.
3 – LA ZONE D’INTÉRÊT de Jonathan Glazer (31 janvier 2024)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de l’autre côté du mur d’Auschwitz, vit la famille du commandant du camp Rudolf Höss. Sa parfaite épouse, campée par l’impériale Sandra Hüller, met tout en œuvre pour bâtir une jolie vie à leurs enfants. Elle entretient le jardin et la maison comme elle dirige les domestiques, dont certains sont des prisonniers, d’une main de fer. Cette adaptation du roman de Martin Amis, illustration puissante de la banalité du mal, fait froid dans le dos.
4 – CIVIL WAR de Alex Garland (17 avril 2024)
Un aperçu pas si fantaisiste de ce qui pend au nez des Américains dans un futur très proche. Puissant ! Ma critique ici.
5 – LE MAL N’EXISTE PAS de Ryûsuke Hamaguchi (10 avril 2024)
Un conte écologique aussi fascinant qu’intrigant, à l’issue radicale. Ma critique ici.
6 – LE COMTE DE MONTE-CRISTO de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière (28 juin 2024)
Une adaptation flamboyante et pleine de panache avec un Pierre Niney impeccable. Un film à grand spectacle qui n’a rien à envier aux productions anglo-saxonnes. Ma critique ici.
7 – FURIOSA, UNE SAGA MAD MAX de George Miller (22 mai 2024)
Le cinéaste australien remet le couvert pour un épisode certes un peu moins emballant que le précédent, mais très jouissif tout de même, ne serait-ce que pour la présence d’Ana Taylor-Joy, valeur décidément sûre. Ma critique ici.
8 – THE APPRENTICE de Ali Abbasi (9 octobre 2024)
À la fin des années soixante-dix, l’ascension du jeune Donald Trump, et sa relation avec son mentor, l’avocat Roy Cohn. Édifiant. Ma critique ici.
9 – APOLONIA APOLONIA de Lea Glob (27 mars 2024)
Le documentaire de la Danoise Lea Glob qui a filmé durant treize ans la peintre française Apolonia Sokol est bouleversant. Une réflexion sur la vie d’artiste et une plongée dans l’intimité d’une jeune femme hors-norme où on croise la touchante Femen Oksana Shashko, qu’Apolonia avait recueillie à son arrivée en France, et qui s’est donné la mort en 2018.
10 – LA SALLE DES PROFS de Ilker Çatak (6 mars 2024)
La professeure principale d’une classe de 5e tente d’élucider une affaire de vols au sein de l’école, mais sa découverte va se retourner contre elle. Gros carton en Allemagne, ce thriller scolaire véritablement tendu et porté par l’excellente Leonie Benesch brosse un portrait inquiétant, mais réaliste, des relations profs élèves aujourd’hui. Un monde où les adultes ont peur des enfants est décidément un monde qui va mal.
Mentions spéciales pour :
LaROY de Shane Atkinson (17 avril 2024) Ma critique ici.

THE SWEET EAST de Sean Price Williams (13 mars 2024) Ma critique ici.
Déjà évoqués dans mes articles, ces deux films découverts et primés lors du festival de Deauville 2023 valent toujours le détour. Si vous les avez ratés, ils sont tous les deux disponibles sur Canal+.
TOP 12 SÉRIES
1 – RIPLEY Mini-série (Netflix)
L’adaptation du roman de Patricia Highsmith mise en scène par Steven Zaillian est d’une noirceur magnifique. Un noir et blanc digne de Citizen Kane et un Andrew Scott inquiétant à souhait dans le rôle-titre. Le show a raflé l’Emmy Award de la Meilleure réalisation en 2024.
8 épisodes. Et avec Dakota Fanning, Johnny Flynn, Eliot Paulina Sumner, Louis Hofmann, Fisher Stevens…
2 – SLOW HORSES Saison 4 (Apple TV)
Cette quatrième cuvée est peut-être la meilleure jusqu’ici. Chaque réplique de Gary Oldman est un bonheur, et quand l’humour (british) flirte avec l’émotion, c’est divin. Ma critique ici.
6 épisodes. Saison 5 attendue. Et avec Jack Lowden, Saskia Reeves, Kristin Scott Thomas, Hugo Weaving, Jonathan Pryce…
3 – ERIC Mini-série (Netflix)
L’Anglaise Abi Morgan signe le show le plus original de l’année, avec un Benedict Cumberbatch fabuleux. Ma critique ici.
6 épisodes. Et avec Gaby Hoffmann, Dan Fogler, McKinley Belcher III, Jeff Hephner…
4 – TRUE DETECTIVE : NIGHT COUNTRY (Max)
Nic Pizzolatto, le créateur de la franchise, a laissé les rênes à l’auteur mexicaine Issa López, qui a écrit et réalisé intégralement cette quatrième saison de haut vol. Au fin fond de l’Alaska, en pleine nuit polaire, une flic courageuse et retorse et son adjointe (Jodie Foster et Kali Reis) découvrent des scientifiques congelés et affrontent des fantômes malintentionnés. Il est déconseillé de la visionner avant de dormir !
6 épisodes. Et avec Fiona Shaw, John Hawkes, Christopher Eccleston, Finn Bennett…
5 – SILO Saison 2 (Apple TV)
Adaptée de la trilogie dystopique d’Hugh Howey, cette série qui se déroule dans un futur postapocalyptique est une réussite. Les derniers survivants d’une Terre dévastée où l’air est devenu toxique sont répartis depuis des décennies dans un immense silo souterrain. Maintenus dans l’ignorance de l’histoire et du monde extérieur, ils doivent se plier à des règles très strictes s’ils ne veulent pas être éjectés. Dans ce contexte anxiogène, des dissidents, dont Juliette Nichols (épatante Rebecca Ferguson), mettent leur vie en péril pour comprendre ce que les dirigeants tentent de cacher à la population.
10 épisodes. Saison 3 attendue. Et avec Common, Harriet Walter, Tim Robbins, Iain Glen, Steve Zahn…
6 – LA FIÈVRE (Canal+)
Un footballeur qui dérape lors d’une cérémonie de remise de trophée, et voilà les esprits qui s’échauffent sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte hautement inflammable, une conseillère en communication et une influenceuse populiste, autrefois amies, s’affrontent pour orienter l’opinion. Créée par Éric Benzekri, ex-conseiller politique déjà à l’œuvre sur Baron Noir, cette série française impressionne par sa justesse et sa radicalité. Alimentée par les réseaux sociaux qui propagent la haine à la vitesse d’un clic, la guerre civile n’est pas loin. Benjamin Biolay n’a jamais été aussi bon à l’écran que dans ce rôle de patron de club de foot.
6 épisodes. Saison 2 attendue. Et avec Ana Girardot, Nina Meurisse, Lou Adriana Bouziouane, Xavier Robic, Alassane Diong…
7 – UNE AMIE DÉVOUÉE Mini-série (Max)
Portée par une Laure Calamy sidérante (et flippante) cette mini-série adaptée du livre-enquête La Mythomane du Bataclan, d’Alexandre Kauffmann (inspiré d’une histoire vraie) laisse sans voix.
4 épisodes. Et avec Arieh Worthalter, Ava Baya, Annabelle Lengronne…
8 – DARK MATTER (Apple TV)
Amateurs de physique quantique, cette série est pour vous ! Un professeur de physique frustré (Joel Edgerton) d’avoir dû abandonner la recherche, est enlevé une nuit et se retrouve plongé dans une version alternative de sa vie. Il va se battre pour revenir et empêcher la version alternative de lui-même de prendre sa place auprès de son épouse bien-aimée. Comme ça, ça a l’air compliqué, mais à l’écran, c’est limpide. Elle est signée Blake Crouch (et adaptée de son propre roman), également auteur et créateur de la série Wayward Pines. Et Jennifer Connelly est bien jolie. Suspense garanti et séquences visuelles époustouflantes.
9 épisodes. Saison 2 attendue. Et avec Alice Braga, Jimmi Simpson…
9 – BECOMING KARL LAGERFELD (Canal+)
En 1972, Yves Saint-Laurent est la figure de proue de la mode, et Karl Lagerfeld, trente-huit ans, ambitionne de se hisser à sa hauteur. Les deux rivaux ont en outre un penchant pour le même homme : Jacques de Bascher, le dandy le plus en vogue de Paris. Isaure Pisani-Ferry et Jennifer Have sont les créatrices de cette série passionnante, portée par un Daniel Brühl habité (et touchant), dans le rôle-titre. La reconstitution du Paris des années 70 est magnifique.
6 épisodes. Saison 2 attendue. Et avec Théodore Pellerin, Alex Lutz, Arnaud Valois, Agnès Jaoui…
10 – IRIS (Canal+)
Iris (Doria Tillier) a la fâcheuse habitude de dire ce qu’elle pense, ce qui agace son entourage et l’isole. Difficile de ne pas succomber au charme de cette miss catastrophe plus touchante que désagréable, qui a le chic de se mettre dans des situations insensées. Créée par Doria Tillier et sa copine Constance Verluca, cette série en six épisodes courts (20 minutes) est un régal. On y croise François Morel, Jeanne Balibar, Denis Podalydès et l’hilarante Pascale Arbillot. On espère qu’elle reviendra pour une saison 2, pas encore confirmée.
11 – LANDMAN (Paramount+)
La nouvelle série de Taylor Sheridan (Yellowstone, Tulsa King, Lioness…) se penche sur l’univers des compagnies pétrolières au Texas et ne fait pas dans la dentelle côté misogynie et testostérone. Landman est une sorte de Dallas revisité, avec des personnages et acteurs hauts en couleur dont Billy Bob Thornton, qui la joue façon Bogart, John Hamm, Demi Moore et Ali Larter (qui déménage). Une récréation.
10 épisodes. Saison 2 attendue.
12 – DISCLAIMER Mini-série (Apple TV)
Dans le genre glauque, sulfureux et malaisant, on peut citer la mini-série Mon petit renne, qui a pourtant fait l’unanimité en 2024, mais Disclaimer n’est pas non plus une expérience feelgood. Si elle figure dans ce top, c’est pour la performance de Cate Blanchett, véritablement époustouflante dans la peau d’une journaliste en vue mise à l’épreuve lorsque son passé lui revient en pleine figure. Et comme c’est Alfonso Cuarón qui est à la barre, les images et la réalisation sont à tomber.
7 épisodes Et avec Leila George D’Onofrio, Louis Partridge, Kevin Kline, Sacha Baron Cohen, Lesley Manville…
Bravo également à Sugar, avec un Colin Farrell épatant en détective privé cinéphile un tantinet étrange (l’acteur irlandais remporte parallèlement un beau succès avec The Penguin),

à la deuxième saison de The Responder, série policière anglaise grise comme un jour de pluie, mais excellente à tous points de vue, emmenée par Martin Freeman,
à The Bear dont je sais de source sûre que la troisième saison n’a pas démérité, grâce, notamment, à l’épatant Jeremy Allen White.

et enfin à la géniale Yellowstone (Paramount+), de Taylor Sheridan, dont la saison 5, l’ultime, s’est achevée le 15 décembre 2024 sur un épisode à la hauteur des attentes et en dépit des aléas de la production. Que les fans se rassurent, les nouveaux spin-off arrivent bientôt…

UNE BONNE ANNÉE 2025 À TOUS MES LECTEURS ! ♥
Beth Dutton, gun and whiskey (Kelly Reilly dans Yellowstone)
Une pépite venue de Corée du Sud, par la réalisatrice de A Girl At My Door. En enquêtant sur le suicide d’une jeune stagiaire d’un centre appel, une inspectrice va découvrir les méthodes abjectes d’un système libéral, qui broie impitoyablement la jeunesse. Inspiré d’un fait réel.
Passionnant. Ma critique
Dans un petit village du sud de la France, l’amitié entre deux jeunes gens aux personnalités opposées : l’un grande gueule, l’autre taiseux. Un premier film étonnant, drôle et tendre, qui a, au passage, révélé Raphaël Quenard.
Même si, pour son premier long-métrage, l’actrice australienne Frances O’Connor a pris quelques libertés avec la vérité historique, on lui pardonne tant c’est ainsi qu’on se plaît à imaginer l’auteur des Hauts de Hurlevent. Emma Mackey fait une Emily Brontë incandescente.
Une évocation aussi brillante qu’impressionnante du « père de la bombe atomique ». Ma critique
Une Palme d’or méritée pour un film qui joue magistralement sur l’ambiguïté et les points de vue. Ma critique
L’un des plus grands cinéastes actuels revient sur son histoire familiale. Magnifique. Ma critique
Le cinéaste de Whiplash et La La Land reconstitue les débuts d’Hollywood. Démesure et décadence au programme. Un film imparfait, mais gonflé. Ma critique
Encore un vibrant hommage au 7ème art dans ce portrait d’employés d’un cinéma d’une petite ville balnéaire anglaise pendant les années 80. Olivia Colman y est extraordinaire.
Une adolescente fugue pendant un voyage scolaire. Un voyage picaresque et délirant à travers les fractures de l’Amérique contemporaine. Ma critique
Au début des années 80 en Irlande, une fillette négligée par sa propre famille tisse des liens avec des parents éloignés. Un film bouleversant, porté par la grâce de sa jeune interprète, Catherine Clinch.
Une adolescente déterminée suit le jeune homme mystérieux qu’elle a croisé sur la route de l’école et déclenche malgré elle une série de catastrophes. La force créatrice du réalisateur de Your Name en action.
La série créée par Jesse Armstrong s’achève aussi brillamment qu’elle avait commencé. Un monument.
Grands espaces, luttes de pouvoir, personnages charismatiques, suspense… la grandiose série néo-western de Taylor Sheridan coche toutes les bonnes cases. On adore !
Et quand Taylor Sheridan fait dans l’humour, ça marche aussi. Retour gagnant pour Stallone, hilarant. Ma critique
Catherine Cawood a repris du service dans cette dernière saison de l’épatante série policière de Sally Wainwright qui conclut admirablement le show. Sarah Lancashire est toujours aussi bluffante. Ma critique
La vengeance est un art dont les Coréens sont décidément passés maîtres.
L’arrivée de Jon Hamm, en ersatz d’Elon Musk, met du piment dans cette série attachante qui mélange habilement mélodrame et enjeux sociétaux contemporains.
Le scandale de la fraude à la TVA sur les quotas carbone vu par Xavier Giannoli. C’est aussi édifiant que passionnant.
Une directrice d’ONG respectée est nommée ministre des Affaires étrangères le jour où cinq Européens sont pris en otages au Sahel. Hélas, la diplomatie n’est pas son fort. Rarement la politique n’a été aussi drôle que dans cette série française, qui cultive l’absurde façon Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier.
L’affaire du « Violeur de la Sambre » mise en scène par le talentueux Jean-Xavier de Lestrade. Pendant trente ans, le sinistre individu est passé entre les mailles du filet de la police. Des ratés en cascades et au final, une quarantaine de victimes. Là encore, édifiant !
Au début des années 80, dans une banlieue paisible du Texas, une respectable mère de famille est accusée d’avoir tuée une voisine et amie de quarante et un coups de hache. Créée par David E. Kelley (Ally McBeal, The Practice, Big Little Lies…) cette mini-série inspirée d’une histoire vraie est emmenée par des comédiens sensationnels dont une Elizabeth Olsen littéralement illuminée. La bande-son est une tuerie.
Un entraîneur de football américain est recruté par la propriétaire d’une équipe de foot anglaise, alors qu’il n’a pas d’expérience en la matière. Elle a le dessein secret de couler l’équipe pour se venger de son ex-mari, mais Ted Lasso a des ressources insoupçonnées. Une série feel-good brillamment écrite, drôle, tendre et très attachante, avec Jason Sudeikis et l’exquise Juno Temple en cerise sur le gâteau.
Des espions du MI5 mis sur la touche pour avoir commis des bourdes se retrouvent à la Slough House, dirigée par Jackson Lamb, incarné par un Gary Oldman cynique à souhait. Humour british à tous les étages. Donc formidable.
Un phénomène. Il est sans conteste la révélation de l’année.
La comédienne britannique révélée par L’auberge espagnole a bien changé. Dans Yellowstone, elle se lâche littéralement. Elle est juste époustouflante.
Intelligent, manipulateur, visionnaire, mégalomane, filou… l’ambigu Cory Ellison reste aussi ce personnage torturé immensément romantique que Billy Crudup incarne à la perfection.
La célèbre actrice sud-coréenne vue chez Park Chan-Wook, Bong Joon-Ho, ou Hirokazu Kore-eda (dans le récent Les bonnes étoiles) est bouleversante en inspectrice effarée par ce qu’elle découvre au cours de son enquête.
L’acteur portoricain trouve l’un de ses meilleurs rôles dans ce film noir de Grant Singer, paru sur Netflix. Ma critique
Impossible de ne pas succomber au charme de Teo Yoo, l’acteur sud-coréen déjà très séduisant dans Leto de Kirill Serebrennikov. Ma critique
En ministre gaffeuse et foutraque, elle est si drôle.
Elle n’est que d’un épisode de la série (en tant que personnage principal), mais elle si touchante en petite juge déterminée… à défaut d’être écoutée.
Le film d’action de Mélanie Laurent est un tantinet raté, mais Adèle Exarchopoulos y est désopilante.
Il est étonnant dans la peau d’un chirurgien névrosé et chevaleresque, un personnage étrange et séduisant comme seuls les scénaristes de K-dramas osent en imaginer.
Un second rôle mais quel talent ! En valet fidèle de Louis XV, aussi discret qu’intelligent, il est remarquable. Ma critique 


La surprise de l’été ! Un polar envoûtant qui frise la perfection. Ma critique
Un petit bijou nostalgique et un film sur la jeunesse porté par des comédiens épatants. Ma critique
Une comédie policière et romantique au charme renversant. Bravo Louis Garrel ! Ma critique
Chargé d’atmosphères, et emmené par un Robert Pattinson ténébreux en diable, ce Batman néo-punk est incroyablement romantique. Ma critique
Ambiances de western, climat anxiogène, cruauté et violence… ce thriller franco-espagnol aborde une problématique à la fois universelle et intemporelle. Puissant ! Ma critique
Un film noir tortueux et hitchcockien, élégant et fascinant, interprété par un tandem d’acteurs séduisants. Ma critique 
Une plongée dans les tourments de Lady Di. Un film hypnotique, poétique, et magnifique à tous points de vue. Ma critique
Adapté des mémoires du romancier J. R. Moehringer, ce récit initiatique possède un charme fou. Ben Affleck, que l’on croyait perdu pour la cause, y brille particulièrement. Bande-son (Devo, Paul Simon, Chic, Jackson Browne…) à tomber !

Si Michael Mann n’a réalisé que le pilote, son empreinte est palpable tout du long de cette plongée dans la mafia japonaise adaptée des mémoires du reporter Jake Adelstein. Une première saison passionnante de 8 épisodes, avec Ansel Elgort, Ken Watanabe, Shô Kasamatsu, Rachel Keller et Riko Kikuchi.
Le K-drama de l’année ! Produite par le Studio Dragon, cette chronique de la vie de jeunes gens qui tentent de trouver leur voie dans le contexte économique complexe de la fin des années 90 est bourrée de charme. Jamais l’escrime n’aura été filmée avec un tel brio (deux des personnages principaux sont des championnes de haut niveau) et le tandem de stars Nam Joo-hyuk/Kim Tae-ri fait des étincelles.
La Corée du Sud toujours, de la romance encore, mais ici, l’ambiance est à la sauvagerie et à l’horreur. Dans un lycée où les élèves se transforment en zombies les uns après les autres, des ados tentent de survivre alors que les autorités, dépassées par les événements, les abandonnent à leur sort. Un show tendu, aux images spectaculaires. Avec Chan-Young Yoon et Park Solomon.
Un quatuor de scénaristes émérites dont deux (Hélier Cisterne et Katell Quilléveré) à la réalisation, une brochette de jeunes talents parmi lesquels Anthony Bajon et l’épatant Andranic Manet (dans le rôle de Dee Nasty)… Mieux qu’une évocation des débuts de NTM, voici un formidable portrait de la jeunesse pleine de rêves qui, dans les années 80, a contribué à l’émergence de la culture hip-hop en France. Six épisodes fougueux et éblouissants.
Le portrait d’un groupe, les Sex Pistols, passé comme une météorite dans le ciel du rock. Basé sur les mémoires de Steve Jones (guitariste et fondateur du groupe), le script arrange l’histoire à sa sauce et exagère l’importance de Chrissie Hynde, qui n’en demandait pas tant. Qu’importe ! Beaucoup de faits sont exacts, et la mise en scène de Danny Boyle déchire. L’occasion de voir les pérégrinations des jeunes Vivienne Westwood, Jordan et Malcolm McLaren, mais aussi de s’immerger dans cette Angleterre de la seconde moitié des années 70 violentée par la politique de Margaret Thatcher.
Une reconstitution intelligente de la tragédie qui a secoué la France de 1986. À Paris, Malik Oussekine, jeune étudiant français d’origine algérienne, rentre tranquillement chez lui après avoir assisté à un concert de jazz lorsqu’il est poursuivi par des Voltigeurs. Ces policiers à moto, déployés dans la capitale depuis les manifestations des étudiants, en colère contre le projet de loi Devaquet, ont l’ordre de disperser les excités. Malik Oussekine n’est pas une menace, mais il est d’origine arabe. Ça lui vaut d’être tabassé à mort dans le hall d’immeuble où il a tenté de se réfugier. Créée par Antoine Chevrollier, la mini-série de quatre épisodes met en exergue le cynisme et la dérive autoritaire du pouvoir (François Mitterrand est alors président) durant toute cette affaire. Un uppercut et des comédiens au top ! Avec Sayyid El Alami, Hiam Habbass, Kad Merad, Laurent Stocker, Mouna Soualem, Tewfik Jallab et Thierry Godard, l’épatant Gilou d’Engrenages, qu’on a jamais tant détesté.
Une série de malencontreux hasards peut transformer n’importe quel individu en assassin. C’est le postulat de départ de cette mini-série imaginée par Steven Moffat, le créateur de
Le tournage du Parrain ne fut pas un chemin de roses. La mafia et un certain Frank Sinatra ont tout fait pour contrecarrer le projet. Adaptée des mémoires du producteur Albert S. Ruddy, cette mini-série drôle et flamboyante de Leslie Greif et Michael Tolkin (scénariste de The Player) propulse dans le Hollywood du début des années 70 et fait revivre les légendes, comme le directeur de production Robert Evans, Marlon Brando, l’auteur Mario Puzo ou Sinatra. La distribution est aux petits oignons : Miles Teller, Matthew Goode, Colin Hanks, Dan Fogler, Giovanni Ribisi, Burn Gorman, Nora Arnezeder, sans oublier la formidable Juno Temple. Un régal pour les cinéphiles !
Ce n’est certes pas la série feel-good de l’année, et c’est même probablement le show dont le visionnage se révèle le plus éprouvant. En revanche, elle revêt un intérêt historique indéniable et une pertinence bienvenue. Ce portrait acide de Boris Johnson, campé par un Kenneth Branagh bluffant, ne fait pas dans la dentelle. Lui et son gouvernement sont constamment tournés en ridicule, et ce serait drôle si le mandat de BoJo ne correspondait pas à l’arrivée de la pandémie de Covid, qu’il a gérée de manière catastrophique. Cette mini-série coécrite par Kieron Quirke et Michael Winterbotton (The Road To Guantanamo) a des accents de faux-documentaire, taillé pour marquer les consciences. Les nombreuses séquences dans les hôpitaux et les maisons de retraite, où les malades et les soignants sont confrontés à la mort dans des conditions scandaleuses, sont redoutables de réalisme. Elles sont un contrepoint nécessaires à la légèreté avec laquelle l’artisan du Brexit a abordé les problèmes. Glaçant !
La performance de l’année !
La belle actrice française révèle ici un tempérament comique insoupçonné. Elle est très très drôle.
Le talent d’acteur à l’état pur. Ce n’est pas nouveau, mais c’est toujours bluffant. Une leçon.
L’actrice sud-coréenne avait déjà brillé dans Mademoiselle de Park Chan-wook et dans la série Mr Sunshine. Aux dernières nouvelles, elle est donc toujours aussi géniale.
Aux côtés de Chloé Jouannet et de la toujours impeccable Pascale Arbillot, Louise Coldefy fait montre d’un tempérament de feu. Elle est tout bonnement irrésistible dans cette sympathique comédie, premier film de Noémie Lefort, qui se distingue aussi par la musique du duo français Pur-Sang, dont la reprise de « I Was Made For Lovin You » immortalisée par Kiss, est magnifique.
Le blockbuster échevelé de Michael Bay permet à l’acteur américain de jouer un rôle de psychopathe inattendu, qui rappelle le fou furieux campé par Nicolas Cage dans Face-Off de John Woo. Un personnage borderline jusqu’à en être comique, et un Gyllenhaal très à l’aise dans ce festival d’explosions et de cadrages hallucinants. Pour la finesse, on repassera, mais pour le spectacle, c’est tout bon.
À l’instar d’Eléonore Klarwein dans Diabolo Menthe et de Jean-Pierre Léaud dans Les 400 coups, son petit minois grave hante ce film très délicat, qu’elle porte sur les épaules. Elle a tout d’une grande.
Quasi omniprésente devant la caméra d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, Adèle Exarchopoulos exprime le désarroi d’une jeunesse paumée, sans idéaux. Elle est aussi juste que touchante.
Impossible de les départager. Dans des registres très différents, les deux comédiens donnent chacun une véritable leçon de jeu. L’un pince-sans-rire, l’autre volubile, et tous deux excellents.
Qui a suivi la série a forcément remarqué cette jeune actrice danoise. Elle y campe la surdouée polonaise Nadya, que le filou Dominic Morgan (Patrick Dempsey) va prendre sous son aile. Un personnage étrange et attachant qu’elle joue à la perfection. Une révélation.
